Ainsi, la CourEDH protège l’expression satirique. Dans le cas d'une personne condamnée pour diffamation pour avoir circulé durant un carnaval avec un guignol en plâtre, censé représenter le maire de la ville, accompagné d'un sac bleu, image évoquant au Portugal des sommes illicites non comptabilisées officiellement, la CourEDH a estimé que compte tenu de la nature et des propos en cause ainsi que du contexte – les festivités du carnaval – dans lesquelles l'action du requérant avait eu lieu, l'on pouvait difficilement prendre à la lettre ses accusations (arrêt H.________ contre Portugal du 20 octobre 2009, cité in : ATF 137 IV 313, consid. 3.5).