Il convient en outre de souligner que le journaliste ne bénéficie d'aucun privilège en cas d'atteinte à l'honneur par voie de presse. Ce qui importe est de distinguer si les propos litigieux, vus dans leur contexte, peuvent être perçus comme des commentaires acceptables concernant des questions d’intérêt public ou s’ils relèvent d’une attaque personnelle gratuite. Une claire distinction doit ainsi être faite entre la critique et l’insulte (TC JU CP 37/2017 du 3 juillet 2018, consid. 4.1 et les références citées).