L’examen ne doit pas rester purement théorique, car toute forme d’erreur peut en principe être évitée. Il sied plutôt d’examiner si l’auteur avait la possibilité concrète de reconnaître l’illicéité de ses actes. Pour ce faire, et surtout pour déterminer ce qu’aurait fait une personne consciencieuse en lieu et place de l’auteur, le juge doit procéder à une analyse des circonstances matérielles et personnelles qui ont conduit celui qui se prévaut d’une erreur à agir comme il l’a fait.