Quant à lui, le prévenu a expliqué « Je ne sais pas que cela est interdit. Il me semblait qu’il y a une zone d’ombre à ce sujet » (E.6), puis a ajouté « j’ai refusé ce rite durant plus de cinq ans. Puis, en voyant que cela se pratiquait ailleurs en Suisse, j’ai décidé de le pratiquer » (E.9). A l’audience des débats, il a ajouté « si j’avais su que l’Ayahuasca pouvait être illicite, je ne l’aurais pas fait » (T.141). 4.3 Les déclarations des prévenus sont crédibles et corroborées par les éléments matériels au dossier. En particulier, les éléments suivants démontrent que les prévenus se trouvaient dans l’erreur.