Le juge de céans est d’avis que, dans son désir d’échapper au contrôle policier, la prévenue n’a pas anticipé les conséquences et les risques que sa fuite allait entraîner. Elle n’a pas réfléchi sur le moment. Dans le feu de l’action, elle a ensuite naïvement pensé qu’elle ne ferait pas d’accident. Elle a progressivement réalisé le caractère dangereux et irréfléchi de son comportement, puis a décidé de s’arrêter dans un moment de lucidité.