La délimitation entre le dol éventuel et la négligence consciente peut se révéler délicate, l’une et l’autre forme de l’intention supposant en effet que l’auteur connaisse la possibilité ou le risque que l’état de fait punissable se réalise. Sur le plan de la volonté, il n’y a que négligence lorsque l’auteur, par une imprévoyance coupable, agit en estimant que le résultat qu’il considère comme possible ne surviendra pas. Ainsi, la différence entre le dol éventuel et la négligence consciente s’opère au niveau de la volonté et non de la conscience.