au cas d’espèce, qui n’apparaît pas d’une complexité particulière, le premier juge ne justifie pas pour quel motif l'instance inférieure n’est pas en mesure de motiver son jugement dans le délai légal, à compter de l'annonce d’appel du 11 mai 2022 ; de plus, au vu des motifs de l’ordonnance attaquée, aucune appréciation n’a été portée sur l’évolution de sa situation, notamment par le biais de l’Office de probation, et sur l’adéquation de la prolongation des mesures de substitution avec les principes de célérité et de proportionnalité ;