, la question de la prolongation de la détention pour une durée supérieure à trois mois après la notification du dispositif de première instance ne devrait pas se poser ; dans l'hypothèse où, comme en l’espèce, le Tribunal de première instance tarde à motiver son jugement, il lui appartient de réexaminer lui-même d'office l'adéquation aux principes de célérité et de proportionnalité de la détention pour des motifs de sûreté ; au cas d’espèce, qui n’apparaît pas d’une complexité particulière, le premier juge ne justifie pas pour quel motif l'instance inférieure n’est pas en mesure de motiver son jugement dans le délai légal, à compter de l'annonce d’appel du 11 mai 2022 ;