pour que l’infraction soit consommée, il faut que la victime ait été effectivement alarmée ou effrayée ; elle doit craindre que le préjudice annoncé se réalise ; cela implique, d’une part, qu’elle le considère comme possible et, d’autre part, que ce préjudice soit d’une telle gravité qu’il suscite de la peur (PC CP, ad art. 180, N 16 et réf.) ; l’infraction n’est consommée que si l’état de frayeur ou d’alarme a été provoquée par la menace grave, ce qui n’est pas le cas si la victime est effrayé par un autre élément (PC CP, ad art. 180, N 18 et réf.