Lorsqu’un cas grave est réalisé, le juge n’a dès lors pas besoin de se demander s’il pouvait également l’être pour un autre motif, car le cadre légal demeure inchangé. En revanche, si la réalisation d’une seconde circonstance aggravante ne modifie pas le cadre légal de la peine, le juge peut toutefois en tenir compte lors de la fixation de celle-ci sur la base des critères généraux de la fixation de la peine concrète, au sens de l’art. 47 CP, car cela aggrave la faute de l’auteur (GRODECKI/JEANNERET, Petit commentaire, LStup, Dispositions pénales, 2022, no 58 ad art. 19 LStup et les références citées).