La menace peut aussi être conditionnelle. Dans ce cas, elle ne tombe sous le coup de l’art. 180 CP que si la réalisation de la condition ne dépend pas de la personne menacée : par exemple, l’auteur menace de battre son ami italien si l’équipe suisse de football s’incline face à l’Italie. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si la condition est que la personne menacée fasse elle-même, ou ne fasse pas, ou laisse faire quelque chose, ce n’est pas l’art. 180 CP mais éventuellement l’art. 181 CP, réprimant la contrainte, qui entrera en ligne de compte (STOUDMANN, CR CP II, ad art. 180 CP n°9).