3.3 Du point de vue subjectif, l'infraction est intentionnelle. L'article 173 ch. 1 CP exige que l'auteur ait eu conscience du caractère attentatoire à l'honneur de son allégation. Le dol éventuel est suffisant. Peu importe que l'auteur tienne l'allégation pour vraie ou qu'il ait exprimé des doutes. Il n'est pas nécessaire qu'il ait eu la volonté de blesser la personne ou de porter atteinte à sa réputation. S'il savait que ce qu'il prononçait était faux, il s'agit d'un cas de calomnie au sens de l'article 174 CP (Petit Commentaire CP, ad art. 173 n°21 et 22 et les réf. citées).