Pour distinguer l'allégation de fait du jugement de valeur, par exemple s'agissant des expressions « voleur » ou « escroc », il faut se demander, en fonction des circonstances, si les termes litigieux ont un rapport reconnaissable avec un fait ou sont employés pour exprimer le mépris. Lorsque le jugement de valeur et l'allégation de faits sont liés, on parle de jugement de valeur mixte (TF 6B_119/2017 du 12 décembre 2017 consid. 3.1), lequel doit, en matière de calomnie et de diffamation, être traité comme une allégation de fait (TF 6B_395/2009 du 20 octobre 2009 consid. 3.2.2).