{"Signatur": "JU_TC_001", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2020-11-30", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_001_CP-2020-22_2020-11-30.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2020_22_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7312f68b91e29d37bb497d94bcfa272fa1aafff57b65e86cbbb09434a18ac6c245672257667b5692f56f41aa5e89319be5&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7312f68b91e29d37bb497d94bcfa272fa1aafff57b65e86cbbb09434a18ac6c245672257667b5692f56f41aa5e89319be5&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2020_22", "Checksum": "4f14de3d1094be8efdc6869bd5693ccb"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2020 22"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique 30.11.2020 CP 2020 22"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique 30.11.2020 CP 2020 22"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal Cantonal Juge unique 30.11.2020 CP 2020 22"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal Cantonal Juge unique"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Lésions corporelles simples, injures -tort moral - circonstances particulières justifiant une indemnité niées | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:39:22", "Checksum": "37eddf2b52eaf7e23b168d460e8dd256", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Juge unique 30.11.2020 CP 2020 22\nRegeste:\nLésions corporelles simples, injures -tort moral - circonstances particulières justifiant une indemnité niées | appels\n\n3.2.4 Au final, aucun élément du dossier ne permet d’admettre que la paire de lunettes et\nla prothèse dentaire de l’appelant ont été endommagées au cours de l’altercation\ndu 3 septembre 2018.\n\nT1.________ a déclaré qu’il n’était pas certain d’avoir vu l’appelant porter des lunettes\nle jour en question. E.________ a, pour sa part, affirmé par écrit qu’il n’en portait pas.\nCompte tenu des liens évidents qui l’unissent à B.________, sa déposition doit\ntoutefois être appréciée avec nuance. Quant à T4.________, elle a soutenu que son\npère lui avait parlé d’une paire de lunettes cassée, mais elle a précisé ne l’avoir jamais\nvue. Il se doit, pour le surplus, d’être observé que la facture établie par D.________\nSA le 22 octobre 2019, acquittée par l’appelant le 25 octobre 2019 et produite par\ncelui-ci le 3 avril 2020, ne coïncide pas avec les arguments qu’il a tenté de développer\ndans le cadre des débats de première instance, puisqu’il a affirmé, à cette occasion,\nqu’il avait remplacé sa paire de lunettes quelques semaines après les faits litigieux,\nen se fondant sur un devis établi par le même opticien le 10 octobre 2018. Confronté\nà l’inanité de ses propos par le premier juge, l’appelant a fini par déclarer que la\nfacture du 22 octobre 2019 concernait peut-être une autre paire de lunettes. Au vu de\nce qui précède, il doit être retenu que l’appelant ne dispose d’aucune facture ni\n17\n\nd’aucun document permettant d’établir de manière fiable qu’il a rapidement remplacé\nsa paire de lunettes, comme il l’a initialement prétendu. L’appelant lui-même semble\ndu reste s’en être rendu compte puisqu’il a finalement admis, devant la Cour pénale,\nqu’il a attendu près d’une année pour acquérir de nouvelles lunettes.\nIndépendamment du fait qu’elle contredit la précédente, cette ultime explication paraît\npeu crédible dans la mesure où l’appelant a reconnu qu’il a impérativement besoin\nde lunettes, notamment pour conduire son véhicule. Si sa paire de lunettes avait été\nréellement cassée le 3 septembre 2018, il n’aurait donc eu d’autre choix que de la\nremplacer sans attendre. Les documents qu’il a produits ne lui sont quoi qu’il en soit\nd’aucune utilité pour étayer les accusations qu’il porte à l’encontre de B.________\ndès lors qu’aucun d’entre eux ne mentionne la raison pour laquelle il a finalement\nacquis une nouvelle paire de lunettes. Il mérite encore d’être souligné, dans ce\ncontexte, que l’appelant n’a versé au dossier aucune autre pièce susceptible\nd’accréditer sa version des faits, que ce soit sa paire de lunettes prétendument\ncassée ou même une photographie de celle-ci, respectivement qu’aucun des témoins\nentendus - y compris sa propre fille - n’a pu attester avoir vu dite paire de lunettes\ncassée. Il est par conséquent fort douteux que les lunettes de l’intéressé aient été\nréellement cassées et, à plus fortes raisons, qu’elles l’aient été le 3 septembre 2018\npar B.________.\n\nIl en va de même de la prothèse dentaire de l’appelant, laquelle aurait été\nendommagée dans les mêmes circonstances que sa paire de lunettes. Les\ndéclarations de l’appelant, qui soutient avoir attendu un peu plus de 2 mois pour\ndemander un simple devis à son dentiste et qui admet parallèlement n’avoir jamais\nentrepris la moindre démarche auprès de son assurance, ne convainquent guère. On\npeut également s’étonner que le Dr M3.________ ait pris la peine d’attester que\nl’appelant avait encaissé un coup de poing qui lui avait brisé ses lunettes (cf. supra\nconsid. 3.2.1) et qu’il ait, dans le même temps, omis d’évoquer les dommages\nprétendument causés à la prothèse dentaire de l’intéressé. En tout état de cause,\nforce est de constater qu’aucun élément du dossier ne permet de retenir que\nB.________ est l’auteur des dommages en question.\n\n3.3 Il résulte de ce qui précède autant d’éléments et d’indices probants qui, mis en relation\nles uns avec les autres, sont de nature à faire apparaître les déclarations de\nB.________ comme tout-à-fait crédibles et propres à emporter la conviction de la\nCour pénale.\n\nLa version avérée des faits retenue est donc la suivante :\n\nLe 3 septembre 2018, B.________ s’est rendu à pied au domicile de sa compagne,\nsis à V1.________. Il a croisé l’appelant au moment où celui-ci s’apprêtait à partir au\nvolant de sa voiture. Ce dernier s’est inopinément dirigé à vive allure dans sa direction\nen lui faisant des appels de phares et s’est arrêté brusquement à sa hauteur en\ntouchant légèrement l’un de ses genoux. Sous le coup de l’émotion, B.________ s’est\nrapproché de l’appelant en vue d’obtenir des explications de sa part. L’appelant est\naussitôt sorti de sa voiture et s’en est instantanément pris physiquement à lui. Après\n18\n\navoir vainement tenté de repousser l’appelant, ce dernier l’a fait chuter à deux\nreprises et lui a asséné plusieurs coups de pied au visage alors qu’il gisait au sol, lui\ncausant ainsi un traumatisme crânien, une fracture de la paroi latérale de l’orbite\ngauche et des dermabrasions sur diverses parties du corps. A l’issue de cette\naltercation, B.________ a fait appel à la police qui s’est rapidement rendue sur les\nlieux. Dans l’intervalle, B.________ et l’appelant se sont mutuellement insultés.\n\n"}