{"Signatur": "JU_TC_001", "Spider": "JU_Gerichte", "Datum": "2020-11-30", "PDF": {"Datei": "JU_Gerichte/JU_TC_001_CP-2020-22_2020-11-30.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/ju_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/CP_2020_22_1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7312f68b91e29d37bb497d94bcfa272fa1aafff57b65e86cbbb09434a18ac6c245672257667b5692f56f41aa5e89319be5&path=1408a985f8826467a8c687f839faba2aeaade3b09d2d0cb82cae10120e4f2c7312f68b91e29d37bb497d94bcfa272fa1aafff57b65e86cbbb09434a18ac6c245672257667b5692f56f41aa5e89319be5&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=CP_2020_22", "Checksum": "4f14de3d1094be8efdc6869bd5693ccb"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CP 2020 22"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique 30.11.2020 CP 2020 22"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique 30.11.2020 CP 2020 22"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal Cantonal Juge unique 30.11.2020 CP 2020 22"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jura Tribunal Cantonal Juge unique"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giura Tribunal Cantonal Juge unique"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Lésions corporelles simples, injures -tort moral - circonstances particulières justifiant une indemnité niées | appels"}], "ScrapyJob": "446973/25/1618", "Zeit UTC": "04.05.2024 23:39:22", "Checksum": "37eddf2b52eaf7e23b168d460e8dd256", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jura Tribunal Cantonal Juge unique 30.11.2020 CP 2020 22\nRegeste:\nLésions corporelles simples, injures -tort moral - circonstances particulières justifiant une indemnité niées | appels\n\n Au terme de leur audition respective par la police, le 10 septembre 2018, B.________\net l’appelant ont déposé plainte pénale l’un contre l’autre et se sont constitués parties\nplaignantes, demanderesses au pénal et au civil.\n\nE.2\nE.2.1 Entendu en qualité de prévenu par la police le 10 septembre 2018, l’appelant a\ndéclaré avoir croisé B.________ au moment où il s’apprêtait à quitter le parking de\nson domicile au volant de sa voiture. B.________ cheminait dans sa direction et s’est,\nsans raison apparente, soudainement précipité vers l’avant de sa voiture. Son\ncomportement l’a surpris et il a freiné. B.________ s’est aussitôt rapproché de lui, a\nouvert la portière de sa voiture et a tenté de le frapper. Il est alors sorti de sa voiture,\nmais avant même d’avoir pu obtenir la moindre explication de sa part, B.________ l’a\nempoigné et frappé. Suite à cela, ils sont tous deux tombés à terre. Peu après, une\ntierce personne les a séparés.\n4\n\nA ses dires, l’appelant n’a porté aucun coup à B.________, que ce soit avec les\npoings ou les pieds. Il ne lui a infligé aucune blessure. Il ne l’a pas non plus injurié. Il\nne l’a du reste jamais fait et cela même si B.________ l’avait d’ores et déjà traité, par\nle passé, de « connard » et de « saloperie d’étranger ».\n\nL’appelant a par ailleurs prétendu avoir subi des éraflures à la main gauche. Il aurait\négalement souffert de douleurs à hauteur du genou gauche et de la hanche droite.\nSes lunettes et son dentier auraient en outre été cassés.\n\nDans le cadre de son audition, l’appelant a déposé un certificat médical établi le 7\nseptembre 2018 par le Dr M3.________. Il a également indiqué qu’il disposait d’un\ntémoin dont il communiquerait le nom dès que possible. Le lendemain, le dénommé\nC.________ a fait parvenir à la police un courrier manuscrit daté du 10 septembre\n2018 (cf. infra consid. G.1).\n\nE.2.2 Lors de l’audience du 4 juin 2020 devant le juge pénal, l’appelant a notamment\ndéclaré qu’il n’avait jamais eu maille à partir avec B.________ avant le 3 septembre\n2018. Il le connaît depuis plus de 15 ans. Il ne le côtoie pas mais il le croise parfois\nlorsque ce dernier se rend chez son amie qui habite le même immeuble. Le jour en\nquestion, il ne l’a pas percuté avec sa voiture. C’est lui qui a pris appui sur le capot\navec ses mains. La marque est encore visible. Il a ensuite essayé d’ouvrir la portière\npuis ils se sont mutuellement empoignés. Il a eu peur. Il a uniquement essayé de se\ndéfendre. Il n’a donné aucun coup. A l’inverse, B.________, qui tenait un trousseau\nde clés à la main, lui a donné un coup de poing sur le visage. Ses lunettes et son\ndentier sont tombés à terre et ont, de ce fait, été endommagés. Le coup qu’il a\nencaissé l’a fait chuter. Il est possible qu’à la suite de cette chute il ait eu un petit peu\nmal au coude. B.________ l’a également insulté, mais il n’a pas riposté. Les témoins\nqui ont été entendus sont unanimes sur ce point. Il ignore la raison pour laquelle\nB.________ a pris la décision d’appeler la police.\n\nPour le surplus, l’appelant a notamment ajouté qu’il a consulté le Dr M1.________,\nmédecin-dentiste SSO, le jour des faits. Ce dernier n’a toutefois été en mesure de le\nrecevoir en consultation que deux mois après. Quant à sa paire de lunettes, il a décidé\nde la remplacer après avoir attendu une ou deux semaines à compter de la réception\nd’un devis établi par D.________ SA. Il s’est acquitté de la facture de son opticien\ndès qu’il a pris possession de sa nouvelle paire de lunettes, soit quelques semaines\naprès les faits. La facture qu’il a produite le 3 avril 2020 concerne peut-être une autre\npaire de lunettes.\n\nE.2.3 Dans le cadre de l’audience du 30 novembre 2020 devant la Cour de céans, l’appelant\na globalement confirmé ses précédentes déclarations. Il a toutefois reconnu qu’il\ns’était déjà disputé à une reprise avec B.________ avant le 3 septembre 2018. Ce\ndernier lui avait reproché d’avoir garé sa voiture devant la porte de l’immeuble et avait\nensuite tenté de le frapper. Il s’était défendu en le repoussant et l’avait fait tomber.\nS’agissant des faits proprement dits, il a ajouté avoir été contraint, par manque de\nmoyens financiers, d’attendre près d’une année avant d’être en mesure de remplacer\n5\n\nsa paire de lunettes cassée dans le cadre de l’altercation du 3 septembre 2018. Dans\nl’intervalle, il s’est servi de ses lunettes de lecture, y compris pour conduire sa voiture.\nQuant à l’indemnité pour tort moral qu’il réclame, s’il l’a chiffrée à 3'000 francs, c’est\navant tout parce qu’il a souffert, qu’il a été obligé de subir une intervention chirurgicale\net qu’il a été traité de « connard d’étranger ».\n\n"}