Il est sur ce point relevé que le prévenu a affirmé avoir vérifié la probance des relevés téléphoniques avec feu G., ancien commandant de la police jurassienne, et un ingénieur, alors qu’une telle hypothèse apparait peu crédible (cf. rapport de la police du 28 novembre 2017 produit par la procureure) et que le prévenu ne pouvait ignorer qu’elle serait vérifiée. On relèvera enfin que certaines déclarations apparemment farfelues du prévenu se révèlent en définitive exactes (cf. usurpation d’identité en matière LCR, consid E.2 ci-dessus).