La réalisation de l’infraction suppose que l’auteur ait créé concrètement une situation de contrainte (tatsituative Zwangssituation). Cela ne signifie cependant pas que l’auteur doive faire renaître cette situation de la même manière lors de chacun des actes sexuels subséquents ; il suffit, lorsque la victime résiste dans la mesure de 21 ses possibilités, que l’auteur actualise alors sa pression pour qu’il puisse être admis que chacun des actes sexuels n’a pu être commis qu’en raison de cette violence structurelle réactualisée (consid. 2.4).