La prise de conscience du prévenu est embryonnaire. Il a exprimé des regrets, mais semble surtout affecté par la répercussion de ses actes vis-à-vis de lui-même. Son parcours pénal en Suisse est marqué par quatre condamnations. Il sera tenu compte du fait que la dernière d'entre elles a été prononcée il y a cinq ans et qu'elles n'ont jamais concerné des infractions qui comportaient une dimension de violence envers une autre personne. Son antécédent français est également ancien et non spécifique. Il sera tenu compte du fait que le meurtre en est resté au stade de la tentative, même si le fait que l'issue fatale ait été évitée n'a été due au hasard, ce qui donnera lieu à une atténuation.