La situation personnelle du prévenu n'a pas évolué favorablement entre avril 2021 et janvier 2023, puisque sa cellule familiale a éclaté et que son statut légal en Suisse s'est dégradé, mais il en est quelque peu responsable. Cet état de fait ne saurait toutefois justifier ses actes. Sa collaboration a été mauvaise, étant souligné qu'il a adopté une posture de victime, qu'il s'est retranché derrière des souvenirs défaillants ou inexistants et qu'il a commencé par nier être l'auteur du coup de couteau, avant toutefois de modifier sa position une fois confronté à un élément de preuve majeur, ce qui doit être mis à son crédit.