{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2024-02-15", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-1065-2023_2024-02-15.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/3327585?doc=", "Checksum": "3a836255640514f0a1c1cce4b041afb2"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-1065-2023_2024-02-15.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2024/0000/JTCO_000020_2024_P_1065_2023.pdf", "Checksum": "6dcb4d13c42487367165294894c1f25b"}, "Scrapedate": "2026-04-09", "Num": ["P/1065/2023"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 15.02.2024 P/1065/2023"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 15.02.2024 P/1065/2023"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 15.02.2024 P/1065/2023"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.111; CP.123; LStup.19a"}], "ScrapyJob": "446973/35/2326", "Zeit UTC": "09.04.2026 01:23:15", "Checksum": "6c7c535669d85a4cd10d9528ce2da102", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 15.02.2024 P/1065/2023\nRegeste:\nCP.111; CP.123; LStup.19a\n\nLes dermabrasions, ecchymoses, infiltrations hémorragiques de la sclère et la tuméfaction\nconstatées étaient la conséquence de traumatismes contondants avec une composante\ntangentielle (frottement) pour les dermabrasions. Elles étaient trop peu spécifiques pour\npouvoir se prononcer sur leur origine précise. L'ensemble lésionnel de l'hémiface gauche\nétait compatible avec un ou plusieurs coups de poings reçus à ce niveau, tel que décrit par\nl'expertisé. Les dermabrasions constatées au niveau des joues étaient également\ncompatibles avec des coups reçus à ces niveaux, tel que décrit par l'expertisé. En\nrevanche, l'ensemble du tableau lésionnel semblait relativement fruste compte tenu des\nfaits tels que décrits par l'expertisé, lequel a rapporté avoir reçu plusieurs coups avec\nviolence. Les lésions constatées n'avaient pas mis en danger la vie de l'expertisé.\n\nj.b. Par courrier de son Conseil du 29 juin 2023, un rapport de consultation du 17\njanvier 2023 établi par la Dre V______ a été produit. Selon les dires de X______\nrapportés dans ce document, alors qu'il se trouvait en soirée, il avait rencontré trois\npersonnes avec qui il avait eu une conversation amicale et partagé une bouteille d'alcool.\nUn des trois individus était venu de derrière et l'avait frappé au niveau de la joue gauche,\nsans que lui-même ne voit si un objet avait été utilisé. Lui-même était tombé par terre\nsous le choc, puis l'individu était revenu et l'avait frappé à trois reprises au même endroit.\nLui-même n'avait pas répliqué, mais un homme les avait séparés. X______ s'était éloigné\nde tous. Par la suite, la police l'avait arrêté dans la rue alors qu'il rentrait chez lui.\n\nL'examen médical a mis en exergue les éléments suivants: un hématome en monocle\nquasiment résorbé du côté gauche, une tâche hémorragique diffuse de la sclère externe de\nl'œil gauche, une douleur modérée à la palpation de l'os zygomatique et son rebord\norbitaire gauche, sans déformation ni déplacement notable et une plaie cicatrisée d'un\ncentimètre sur la joue droite. Par ailleurs, l'ophtalmologue consulté a retenu des anomalies\npost-traumatiques, sans signe de gravité. Dans la rubrique \"problèmes du patient\", il a été\nmentionné que l'intéressé consommait du Rivotril 2mg trois fois par jour, du cannabis\ntous les soirs et une bouteille de whisky ou de vodka, tous les week-ends, pour des\nproblèmes de dépression suite à une séparation.\n\nDes faits relatifs à C______\n\nPlainte pénale et déclarations de C______\n\nP/1065/2023\n- 23 -\n\nk.a. Entendue par la police le 25 avril 2022, C______ a expliqué s'être mise en couple\navec X______ durant l'été 2018. Le 29 juillet 2019, ils avaient eu un garçon ensemble et,\nle 15 mai 2020, ils s'étaient mariés. Suite à leur mariage, la situation s'était dégradée, son\nmari devenant de plus en plus agressif et violent après sa radicalisation dans la religion\nmusulmane.\n\nLe 22 avril 2021, alors que leur fils était malade, elle avait demandé à son mari de nettoyer\nle vomi de l'enfant, dès lors qu'elle-même ne se sentait pas bien. Son mari s'était plaint et\navait dit à leur fils qu'elle-même devait aller à Belle-Idée, car elle était \"folle\". Après ce\nqu'elle avait entendu et comme elle était furieuse, elle s'était emparée d'une chaise\nmétallique qu'elle avait jetée à côté de son mari pour qu'il cesse de parler. La chaise avait\nalors effleuré le tibia de X______. Suite à cela, il lui avait asséné un coup de pied au\nniveau du ventre et un coup de poing à l'œil, ce qui lui avait causé un gros œil au beurre\nnoire. Pendant cette altercation, son fils était présent et avait vu ce qu'il s'était passé. Par\nla suite, son fils avait changé de comportement, devenant plus colérique et commençant\nà donner des coups. Suite à cet évènement, elle avait proposé plusieurs solutions à son\nmari, qui n'en avait accepté aucune.\n\nLe 22 juillet 2021, alors qu'elle se trouvait sous la douche, son mari était entré dans la\nsalle de bain et elle lui avait alors envoyé des gouttes d'eau, dans le but de le taquiner.\nCependant, cela n'avait pas plu à son époux qui s'était saisi d'un bâton se trouvant dans la\nsalle de bain. Au moyen de cet objet, il l'avait frappée, à environ quatre reprises, au niveau\ndes jambes. Après ce nouvel épisode, elle avait pris la décision de quitter le domicile\nfamilial avec son fils pour se rendre chez sa grand-mère. Suite à ces épisodes de violence,\nelle avait été blessée, étant précisé qu'elle était en possession d'attestations médicales et\nde photographies.\n\nPour sa part, il lui était arrivé de dire \"connard\" à son mari et de le griffer quand elle se\ndébattait, lors de disputes. Si elle s'était présentée à la police autant de temps après les\nfaits, c'était dû au fait qu'elle avait pris le temps de déménager, de se reconstruire\npsychologiquement et d'améliorer la vie de son fils. Elle se sentait, à présent, prête, ce qui\nn'était pas le cas par le passé.\n\nk.b. Entendue par-devant le Ministère public le 11 juillet 2022, C______ a confirmé\nsa plainte pénale et a expliqué que si elle avait attendu un certain temps avant de déposer\nplainte, c'était dû au fait qu'elle avait quitté, après les événements, le domicile commun\npour vivre chez sa grand-mère. A l'époque, elle n'était pas prête psychologiquement et\navait d'autres choses en tête, comme le fait de s'occuper de son fils et de son\ndéménagement. En outre, dans l'intervalle, sa grand-mère était décédée.\n\nElle avait coupé toutes relations avec X______, cela n'étant plus supportable, référence\nétant faite à son comportement insultant, sans compter un épisode où il lui avait ramené\nleur fils en ayant un joint à la main. Actuellement, X______ ne pouvait plus voir son fils\net ils étaient dans l'attente d'une décision. Son dépôt de plainte ne visait pas à nuire à\n\n"}