{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2022-01-12", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10628-2020_2022-01-12.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2957651?doc=", "Checksum": "0ba812bd046a5e1d743249868661dccb"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10628-2020_2022-01-12.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2022/0000/JTCO_000003_2022_P_10628_2020.pdf", "Checksum": "bad6f4bf526e638ce78d3762cda42e5b"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10628/2020"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 12.01.2022 P/10628/2020"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 12.01.2022 P/10628/2020"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 12.01.2022 P/10628/2020"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.191"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 23:16:03", "Checksum": "6f8f34d32f3a0d5005195af4bea1630e", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 12.01.2022 P/10628/2020\nRegeste:\nCP.191\n\n P/10628/2020\n-8-\n\nc.c. Entendu le 17 mars 2021 par le Ministère public, le Dr K______, l'un des\nexperts, a précisé qu'il n'était pas possible de savoir pourquoi les troubles de la\npréférence sexuelle étaient apparus seulement six mois avant les faits et n'étaient pas\nprésents auparavant. Il se pouvait que le prévenu ait eu des prédispositions à ce type de\npathologie et qu'à un moment donné, il se soit retrouvé dans une situation favorisant son\némergence, à savoir le fait d'être confronté à la nudité de personnes âgées, et, partant, le\npassage à l'acte.\n\nAudience de jugement\n\nC.a. Lors de l'audience de jugement du 10 janvier 2022, le prévenu a admis les faits\nqui lui étaient reprochés au préjudice de A______. Dans sa vie privée, il ne lui était\njamais arrivé d'éprouver des pensées bizarres, voire même une attirance sexuelle, pour\ndes personnes âgées côtoyées, par exemple dans un contexte familial ou amical. Dans le\ncadre de son travail dans les soins en Suisse, il avait éprouvé une sorte de pression,\nsouvent lorsqu'on lui faisait des reproches, notamment de la part de collègues. Il se\nsentait déprécié à cause des remarques de ses collègues, mais aussi par l'activité ellemême, consistant notamment à faire des toilettes. A deux reprises, s'étant retrouvé dans\nune situation très tendue, il était allé se masturber aux toilettes, geste qui correspondait à\nune relaxation. Ces épisodes avaient eu lieu alors qu'il travaillait déjà à la Résidence\nC______. Lorsqu'il travaillait dans d'autres EMS, soit avant d'être à la Résidente\nC______, il n'avait pas de pensées de nature sexuelle envers les personnes âgées. A\nL______, il ne se sentait déjà pas bien, mais sans avoir de pensées sexuelles. C'était une\nfois en poste à la Résidence C______ qu'il avait commencé à avoir ces idées sexuelles\nsur les personnes âgées. Il avait pensé devoir quitter ce travail, mais n'avait pas pensé à\nparler à un thérapeute, estimant pouvoir gérer cela lui-même. Confronté à ses\ndéclarations en cours d'instruction, selon lesquelles à la Résidence C______, tout s'était\npassé normalement pendant six mois, mais qu'ensuite, il avait senti que cela\nrecommençait et qu'il avait dans sa tête des images de résidentes toutes nues, il a\nexpliqué que cette période avait correspondu à sa période de formation à la Résidence\nC______. Tout avait recommencé lorsque la responsable de l'unité s'était mise à le tenir\nresponsable de choses incorrectement exécutées. A un moment donné, il avait\ncommencé à voir une dimension sexuelle dans la toilette intime. Il n'était pas parvenu à\nquitter son travail par crainte de se retrouver à nouveau dépendant de sa femme\nfinancièrement.\n\nLa nuit des faits, A______ était assise dans son lit et tout était par terre, à savoir sa\nculotte, sa protection et son pantalon de pyjama. Face à cette vision, il avait ressenti\nbeaucoup de choses en même temps, une impulsion, une émotion. Il y avait eu un désir\nsexuel. Après avoir pénétré la victime, il lui avait remis une autre protection, car elle\nsaignait. Il avait vu à son regard qu'elle était fâchée. Elle avait d'ailleurs tenté de le\nrepousser de la main lorsqu'il l'avait nettoyée, en présence de F______, et avait dit\nqu'elle ne souhaitait pas qu'il s'occupe d'elle. S'il avait indiqué, en cours d'instruction,\navoir eu une absence de conscience au moment des faits, c'était parce qu'il s'était en\n\nP/10628/2020\n-9-\n\nquelque sorte senti comme le spectateur de quelque chose de très grave. Il était peut-être\npassé à l'acte avec A______, car elle avait été infirmière dans sa vie professionnelle,\nalors que lui ne pouvait pas exercer ce métier. Ce qu'il avait fait était une sorte de\nsuicide. Il regrettait sincèrement ce qui s'était passé et était complètement détruit en\npensant aux conséquences de ses actes sur A______. A sa sortie de prison, il avait\ncommencé à effectuer des versements en sa faveur et pensait avoir déjà versé environ\nCHF 6'000.-. Il était d'accord de payer les montants réclamés à titre de conclusions\nciviles.\n\nL'altercation survenue avec D______ datait du mois de mars ou d'avril 2020, selon ses\nsouvenirs. Hormis cet épisode, il n'avait jamais eu d'autre litige avec le précité. Il n'avait\njamais entendu D______ l'accuser d'agression sexuelle et ignorait la raison pour laquelle\nde telles accusations avaient vu le jour. Il s'étonnait d'ailleurs du fait qu'aucun de ses\ncollègues n'ait signalé ces dernières à la hiérarchie. Selon lui, J______ et I______ lui\nvoulaient du mal. Il n'avait jamais eu d'attirance homosexuelle.\n\nInterrogé sur le travail psychologique accompli depuis les faits, le prévenu a pour la\npremière fois évoqué une agression qu'il aurait subi alors qu'il était âgé de 9 ans, de la\npart d'une voisine, qui aurait pris sa main et l'aurait mise sur ses parties intimes,\nexpliquant avoir enfoui cet événement et ne pas en avoir parlé aux experts, car il ne\nconsidérait pas que c'était important. C'était sa psychologue qui lui avait dit que c'était\ngrave. Enfin, le prévenu a déclaré être choqué par le diagnostic de trouble de la\npréférence sexuelle de type gérontophilie retenu par les experts dans la mesure où il ne\nse considérait pas comme quelqu'un éprouvant du désir pour les personnes âgées.\n\n"}