{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2022-01-12", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10628-2020_2022-01-12.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2957651?doc=", "Checksum": "0ba812bd046a5e1d743249868661dccb"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10628-2020_2022-01-12.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2022/0000/JTCO_000003_2022_P_10628_2020.pdf", "Checksum": "bad6f4bf526e638ce78d3762cda42e5b"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10628/2020"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 12.01.2022 P/10628/2020"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 12.01.2022 P/10628/2020"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 12.01.2022 P/10628/2020"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.191"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 23:16:03", "Checksum": "6f8f34d32f3a0d5005195af4bea1630e", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 12.01.2022 P/10628/2020\nRegeste:\nCP.191\n\na.e. Par la suite, devant le Ministère public, le prévenu est revenu sur ses déclarations\nà la police et a finalement admis les faits. Depuis qu'il avait commencé à travailler dans\nle domaine des soins en Suisse et à toucher des personnes âgées toutes nues, il éprouvait\ndes sentiments bizarres, soit une forme d'attirance physique. Au début, il s'était dit que\nc'était normal et qu'il allait gérer cela tout seul, mais, par la suite, voyant qu'il y avait\nquelque chose de psychologique qu'il ne pouvait contrôler, il avait décidé de changer\nd'ambiance et de quitter l'agence pour laquelle il travaillait initialement. Six mois après\navoir intégré son poste à la Résidence C______, il avait senti que cela recommençait.\nChaque fois qu'il faisait des toilettes, il avait des images de résidentes toutes nues dans\nla tête. C'était quelque chose qu'il ne pouvait contrôler. A trois reprises, cela avait été\ntrop fort et il avait dû partir aux toilettes pour se masturber. Il s'était dit qu'il fallait qu'il\nquitte ce domaine, mais n'était pas parvenu à prendre une décision. En arrivant au\ntravail le jour des faits, il était en pleine désillusion, car il venait d'apprendre que\nl'Université de Genève avait refusé son dossier de candidature à un master en santé\nglobale. Voyant A______ assise au bord du lit sans son bas de pyjama et sans\nprotection, il avait senti quelque chose de très fort et avait commencé par quitter les\n\nP/10628/2020\n-5-\n\nlieux, avant de revenir dans la chambre. Il avait alors fermé la porte, sans la verrouiller,\npuis s'était dirigé vers A______, laquelle avait les jambes écartées, et avait introduit son\nsexe dans son vagin à deux reprises en l'empoignant par le haut des cuisses. Lors de la\npénétration, A______ avait crié très fort et il s'était tout de suite arrêté, avant de la\nreplacer dans son lit. Il avait alors constaté qu'elle saignait de la vulve. Alarmée par les\ncris, l'infirmière était très vite arrivée. Il pensait être resté entre 5 et 10 minutes dans la\nchambre. Il avait mis l'alèse dans la poubelle, car d'après ce qu'il avait compris, les\nchoses contaminées par du sang devaient être jetées. C'était la première fois qu'il perdait\nle contrôle. Il était clair qu'il était malade et qu'il ne pouvait continuer à vivre comme\ncela. Tout ce qu'il avait fait, il l'avait fait sans en être conscient. Il demandait une aide\npsychologique ou psychiatrique. Il n'avait jamais parlé à personne de ces choses, car il\navait l'impression de pouvoir les contrôler. Il demandait pardon à toutes les personnes\nauxquelles il avait fait du mal, soit principalement à A______, à ses enfants, à son\népouse et à sa famille en Colombie.\n\na.f. A l'audience du 15 juillet 2020, plusieurs témoins ont évoqué des changements\ndans le comportement de A______ depuis la survenance des faits. F______ a\nnotamment indiqué que la précitée avait peur, surtout la nuit, et qu'elle évoquait les faits\nindirectement, disant qu'elle ne pouvait pas en parler. H______ a quant à lui précisé\nque, depuis les événements, sa protégée était dans un état végétatif et s'intériorisait. La\ndifférence \"avant\" et \"après\" était palpable. Il ne pouvait plus converser avec elle\ncomme auparavant. Egalement entendu au cours de cette audience, G______ a confirmé\nles propos rapportés par F______ à la police, soit en particulier le fait que, devant lui,\nA______ avait dit à plusieurs reprises \"il m'a enfoncée\", en faisant un geste de la main\nen direction de son entrejambe, puis, à deux reprises, \"il m'a enfoncé son sexe\".\n\na.g. Selon le constat de lésions traumatiques et d'agression sexuelle daté du\n23 octobre 2020, A______ était quasi mutique au cours de son examen et n'était pas en\nmesure de répondre aux questions qui lui étaient posées autrement que par des\nhochements de tête. Sur questions fermées, elle a acquiescé quant à la survenue de\npénétrations digitales et péniennes non protégées au niveau vaginal et anal, avec\néjaculation intra-vaginale et intra-anale, puis, dans un second temps, elle a fait\ncomprendre qu'il n'y avait eu qu'un rapport pénien intra-vaginal. Son examen\ngynécologique a mis en évidence la présence de sang frais au niveau de la vulve et dans\nle vagin, ce qui est compatible avec une pénétration vaginale pénienne.\n\nIl résulte du rapport d'analyse ADN du 31 juillet 2020 que le prélèvement effectué sur\nl'extérieur du pénis et le gland du prévenu a mis en évidence, sur la fraction épithéliale,\nun profil ADN de mélange dont la fraction majeure correspond à l'ADN de A______.\n\nFaits relatifs à D______\n\nb.a. Par courrier adressé au Ministère public en date du 28 août 2020, la Résidence\nC______ a produit divers documents, parmi lesquels figurent notamment deux\n\nP/10628/2020\n-6-\n\ntémoignages écrits concernant des situations ayant impliqué D______, résident né le\n______ 1927. Le premier document, rédigé par l'aide-soignante I______, fait état d'un\nincident survenu la nuit du 24 mars 2020, au cours duquel D______ aurait traité\nB______ de fou et demandé que l'on appelle la police cantonale. Le second document,\nrédigé par l'aide-soignante J______, mentionne un événement survenu à une date\nindéterminée, lors duquel D______ se serait montré agité et en colère et aurait indiqué,\nen se référant à B______, \"le salaud, il m'a mis un doigt dans le cul\", avant de tenter de\ncracher sur le précité et de l'insulter.\n\nb.b. I______ et J______ ont toutes deux été entendues par la police et le Ministère\npublic.\n\n"}