Il est indéniable que le fait d'avoir le visage balafré tel que le subit X______ au quotidien, sur une partie du corps visible par tout un chacun et qu'il n'est pas possible de cacher, entraîne une souffrance justifiant, par principe, une indemnité pour tort moral. En l'occurrence, l'expression du visage de l'intéressé en a été altérée, la cicatrice traversant à la fois le front, le nez, la bouche et le menton. X______ a également fait état de douleurs persistantes à l'épaule, consécutives à ses nombreux points de suture. Aucune faute concomitante ne peut être reprochée à X______, compte tenu du moment – fût-il bref