Le prévenu a admis avoir séjourné en Suisse sans les autorisations nécessaires et sans être en possession d'un passeport valable, alors qu'il était dépourvu de moyens de subsistance, la période pénale allant du 2 février 2016, lendemain de sa dernière condamnation pour séjour illégal, au 8 juin 2016, jour de son interpellation. Aucun élément du dossier ne permet d'établir que les autorités administratives auraient pris des mesures concrètes en vue du renvoi du prévenu, suite à la décision ad hoc prononcée le 22 juillet 2008.