Ce dernier conserve une longue cicatrice traversant la zone médiane de son visage, du haut du front jusqu'au menton. Ces lésions, subsistant un an après les faits, apparaissent définitives et doivent être objectivement qualifiées de lésions corporelles graves au sens de l'art. 122 al. 2 CP, puisqu'elles ont pour effet de défigurer le prévenu X______ de manière sérieuse et permanente. 3.4. L'état de légitime défense, même putative, invoqué par le prévenu Y______ ne saurait être retenu en l'absence d'attaque imminente, corollaire du départ par le prévenu X______ du Boulevard Carl-Vogt à la suite de la première phase de l'altercation.