{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2022-08-26", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10607-2018_2022-08-26.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/3135981?doc=", "Checksum": "064e63a3cda7ce42d119b150e1c59818"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10607-2018_2022-08-26.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2022/0001/JTCO_000104_2022_P_10607_2018.pdf", "Checksum": "b9a97bb0cafeb24aeffab9673840aad9"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10607/2018"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 26.08.2022 P/10607/2018"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 26.08.2022 P/10607/2018"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 26.08.2022 P/10607/2018"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.148a LArm"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 23:16:29", "Checksum": "e0d7e0e2ce07070ab296f27549ebc532", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 26.08.2022 P/10607/2018\nRegeste:\nCP.148a LArm\n\nIl avait ensuite fait l'objet de plusieurs condamnations en Suisse et avais purgé\ndiverses peines de prison, étant précisé que lorsqu'il sortait de prison, il reprenait\nson emploi auprès du même patron.\nIl a obtenu une libération conditionnelle le 8 janvier 2018, le solde de peine étant\nde 10 mois et 5 jours, et a été mis au bénéfice de l'aide de l'Hospice général.\nQuestionné sur les différentes mesures assortissant la libération conditionnelle dont\nil avait bénéficié et leur non-respect subséquent, X______ a concédé qu'il avait la\nchance de pouvoir faire quelque chose, mais ne l'avait pas saisie. S'il avait qualifié\nsa sortie de prison de libération sèche, c'était en raison du fait qu'il ne s'attendait pas\nà être libéré et qu'en l'espace de deux heures, il avait dû préparer ses affaires puis\nétait sorti de prison, alors que rien n'avait été préparé pour sa sortie, au point que ni\nson avocat ni son ex-femme étaient au courant de sa libération.\nPar la suite, il ne s'était pas comporté comme il aurait dû le faire, par manque d'envie\net en raison de son immaturité. Cette sortie de 2018 avait été difficile et il n'y était\nsans doute pas préparé.\nAvant sa dernière interpellation et incarcération, il venait de commencer un emploi\nde paysagiste le 7 avril 2021, à raison de 33h45 à 36h30 d'activité par semaine, pour\nun salaire horaire de CHF 18.95 pendant la période d'essai, activité qui lui avait\nbeaucoup du fait qu'il avait besoin de travailler dehors et de bouger. Il se savait être\ncapable de travailler, n'ayant jamais eu de problème avec ses employeurs.\nDans le cadre de sa détention actuelle, il travaillait au service des repas. Il avait en\noutre débuté un suivi psychothérapeutique, mesure dont il avait fait la demande sitôt\nréincarcéré et qui avait mis du temps à être mise en place. Il était conscient d'avoir\ncertains problèmes, sur lesquels il devait travailler, notamment par rapport à son\nenfance. Il avait un bon contact avec la psychologue et était à la recherche d'outils\npour lui et son avenir. Il ressentait les bénéfices de ce suivi, avait pris conscience\ndu fait qu'il souffrait d'un syndrome de stress post-traumatique, problème qu'il\nn'avait auparavant jamais voulu voir en face. La thérapie lui avait permis de\ndévelopper certains outils qui lui permettaient de faire en sorte que son trouble ne\nprenne pas le dessus dans sa vie.\nIl avait également débuté une formation en codage informatique, qui ne lui plaisait\npas, de sorte qu'il l'avait arrêtée. Il souhaitait commencer une formation de\npaysagiste à distance et avait entamé des démarches avec la prison dans ce sens,\ncelles-ci étant compliquées à mettre en place car les formations disponibles étaient\npeu nombreuses à Champ-Dollon.\nIl n'avait pas de fortune et sans doute quelques dettes. Il ne faisait toutefois pas\nl'objet de poursuite.\nA bientôt 30 ans, il était conscient d'être arrivé à la limite et avait pris conscience\ndu temps perdu, notamment compte tenu de la maladie de sa mère. Il n'allait pas\ncontinuer à perdre mon temps et devait changer de vie, car ce n'est était pas une\nd'être en détention. Il devait travailler et savait en être capable, étant conscient qu'il\n\nP/10607/2018\n- 67 -\n\n"}