L'infraction commise par B______, soit le simple geste d'éteindre la sirène, était au demeurant guidée par des motifs louables, à savoir la volonté d'entendre au mieux les communications radio à l'intérieur du véhicule, de ne pas déranger les gendarmes présents sur place et de percevoir les bruits à l'approche du lieu de l'événement, et a été accomplie trois secondes avant le choc. En outre, il convient de garder à l'esprit que le cas d'espèce n'est pas comparable aux exemples susrappelés tirés de la jurisprudence, en ce sens que le conducteur n'a commis aucune faute et se verra dès lors acquitté, alors que c'est sa passagère qui, pensant que