{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-12-19", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2116901?doc=", "Checksum": "af67ac7d81e4390120a8f376bb72a2ef"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2014/0001/JTCO_000165_2014_P_10476_2012.pdf", "Checksum": "ae1624fbb3c80823253478d238374312"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10476/2012"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.122 CP"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 01:08:00", "Checksum": "24e3fa01279a08323e76a34b18c5591d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012\nRegeste:\nCP.122 CP\n\nd'autre part, de nouvelles récriminations avaient été formées par la partie plaignante\nB______ auprès du SPMI.\nOn peut mettre ici en exergue l'épisode du déshabillage de l'adolescent, qui avait\ntraité son père de \"sale toxicomane\", la médiation lancée apparemment sans succès\npar le SPMI à la suite de la dénonciation de la partie plaignante B______ soutenue\ndans ses démarches par la partie plaignante A______, ainsi que la découverte de\nDormicum dans les poches des vêtements de I______.\nCe contexte, auquel se sont ajoutés les échanges téléphoniques injurieux, voire\nmenaçants, en chassé-croisé survenus entre le prévenu et la partie plaignante\nA______ le 19 juillet 2012, a été de nature – à l'instar de ce qu'a décrit l'expertise\npsychiatrique – à mettre le prévenu, qui l'était déjà, encore plus sous pression. Ce\ndernier s'est retrouvé subjectivement dans une situation de stress difficilement\nsupportable pour lui, en raison d'une accumulation de tensions et de son trouble\nd'anxiété généralisée.\nLe lundi 23 juillet 2012, les appels croisés entre les intéressés ont commencé à être\néchangés à partir de 12h20, montant en symétrie et devenant plus intenses au fur et\nà mesure de l'après-midi, singulièrement dans la dernière heure avant les faits.\nAux alentours de 16h00, le prévenu, rentrant de son travail, a dit être resté chez lui.\nIl dit avoir pris un bain et bu du whisky dans une grande tasse parce qu'il était\nénervé. Le prévenu a fait part que les paroles, à tout le moins les messages SMS\nreçus de la partie plaignante A______ – un homme qui prenait à ses yeux une place\ntoujours plus grande dans ses attributions paternelles auprès de I______ – avaient\nété avant tout ressentis par lui comme blessants, sinon humiliants.\nPeu avant 18h00, alors que le prévenu recevait un dernier message SMS\nl'avertissant de ce que les parties plaignantes se trouvaient sur place, au bas de son\nimmeuble, l'intéressé a pris le temps de se munir d'un couteau ainsi que de vitriol,\nsoit d'acide sulfurique, dont il connaissait les dangers au vu de sa profession, en\nremplissant un récipient – la tasse, selon lui, dans laquelle il avait bu son whisky –\nd'une quantité indéterminée de ce produit, avant de se protéger la main au moyen\nd'un chiffon et de quitter son appartement. Pour ce faire, il a appelé l'ascenseur puis,\nune fois en bas, il est allé directement au contact des parties plaignantes contre\nlesquelles, alors que celles-ci lui faisaient face à brève distance, il a projeté en deux\nfois le contenu de sa tasse, dans la région de leur visage, sans proférer la moindre\nparole.\nCe faisant, il a délibérément choisi de blesser grièvement les victimes en sachant\nque, par son premier geste, il allait défigurer la partie plaignante A______ et\nprendre le risque que le produit éclabousserait la partie plaignante B______. Par\nson deuxième geste, en projetant tout aussi délibérément la tasse qu'il avait en main\navec le solde de son contenu dans la région de la tête de la précitée, il savait qu'il\nallait également blesser celle-ci grièvement.\nAprès les faits, le prévenu est parti quelques instants, couteau à la main, à la suite\nde la partie plaignante A______, tout en lui adressant des propos de nature à\n\nP/10476/2012\n- 40 -\n\n"}