{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-12-19", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2116901?doc=", "Checksum": "af67ac7d81e4390120a8f376bb72a2ef"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2014/0001/JTCO_000165_2014_P_10476_2012.pdf", "Checksum": "ae1624fbb3c80823253478d238374312"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10476/2012"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.122 CP"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 01:08:00", "Checksum": "24e3fa01279a08323e76a34b18c5591d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012\nRegeste:\nCP.122 CP\n\nvoyait ses cicatrices quotidiennement et, chaque jour, c'était une bande ou un\npansement. Elle n'avait plus revu G______ depuis sa sortie de prison mais avait des\ncraintes de le recroiser. Quand elle l'avait vu venir vers elle avec son couteau, elle\navait cru que c'était le dernier moment. Dans la rue, elle se retournait sans cesse.\nAprès les faits, elle avait dû se voir prescrire des anxiolytiques plus forts que ceux\nqu'elle prenait déjà compte tenu d'un état dépressif préexistant car elle n'arrivait\nplus à dormir et \"ruminait\". On lui avait aussi prescrit des neuroleptiques pour\ncouper les \"idées noires\" et dormir. Actuellement, le besoin en médicaments était\ntoujours présent même si les doses avaient diminué.\nB______ a dit qu'elle bénéficiait d'une rente AI complète depuis environ 15 ans.\nElle a déposé un chargé de pièces, comprenant des certificats médicaux récents –\nattestant notamment de ce qu'elle devait porter quotidiennement pour ses\ndéplacements une chevillière droite en raison de l'entorse subie –, des\nphotographies d'elle avant et après les faits, enfin plusieurs décomptes de sa caissemaladie en rapport avec l'agression concernant soit la part de franchise à sa charge,\nsoit des frais médicaux non remboursés pour un montant d'un peu plus de CHF\n3'000.-\nd.a. AD______, amie de longue date de la famille de A______, a été entendue en\nqualité de témoin.\nL'intéressée a expliqué avoir beaucoup soutenu A______ dès son séjour à l'hôpital.\nElle avait ainsi été confrontée à sa grande souffrance, tout comme à celle de sa\nfamille en raison de son investissement et des difficultés du quotidien qui s'étaient\nreportées sur elle. Les parents de A______, qui pensaient pouvoir prendre leur\nretraite, avaient annulé leurs projets du fait que leur fils revenait vivre chez eux. Ils\nl'avaient ainsi accompagné pendant quasiment une année et demie, c’est-à-dire le\ntemps durant lequel A______ habitait sous leur toit et tout au long des nombreux\nrendez-vous médicaux.\nA l'hôpital, A______ avait été sous-informé. Il fallait, en effet, prévoir le choc\nauquel l'intéressé serait confronté et cela avait été le cas. Après trois semaines\nd'hospitalisation et plusieurs opérations, il avait découvert son visage et appelé sa\nmère en lui disant \"c'est monstrueux, je n'ai plus de visage\". A l'époque, tous\nétaient dans l'inconnu au sujet des greffes. Aux souffrances physiques de A______\ns'ajoutaient donc les souffrances de l'incertitude.\nL'intéressé, qui était auparavant quelqu'un d'extrêmement dynamique, qui se\ndébrouillait dans chaque moment, très sociable et social et qui \"croquait la vie à\npleines dents\", avait vu sa vie se modifier totalement depuis l'agression; son\ncomportement avait changé. Il avait perdu le plaisir de vivre. Il avait mis quasiment\nune année avant d'oser sortir seul. Durant ce temps, il avait été incapable de prendre\nl'ascenseur pour sortir le chien ou aller chercher le courrier. Il avait même peur de\nprendre les téléphones. Toutes démarches administratives en lien avec l'agression\nétaient déjà une souffrance. Elle-même l'y avait aidé. A______ se renfermait\nénormément. Il dormait également très mal. Depuis l'agression, alors même qu'il\navait toujours eu une très bonne mémoire, l'intéressé avait rencontré des troubles\n\nP/10476/2012\n- 35 -\n\n"}