{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-12-19", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2116901?doc=", "Checksum": "af67ac7d81e4390120a8f376bb72a2ef"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2014/0001/JTCO_000165_2014_P_10476_2012.pdf", "Checksum": "ae1624fbb3c80823253478d238374312"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10476/2012"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.122 CP"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 01:08:00", "Checksum": "24e3fa01279a08323e76a34b18c5591d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012\nRegeste:\nCP.122 CP\n\nprofondeur, de sorte à permettre à l'expertisé – qui en est conscient – d'acquérir une\nmaturité interne qui pourrait amender son trouble explosif intermittent et lui\npermettre d'éviter de tels dérapages. Un tel suivi d'orientation psychothérapeutique\ndevait être couplé avec un traitement de l'anxiété généralisée dont l'expertisé\nsouffrait de longue date.\nn.b. Le Dr Z______ a confirmé son rapport d'expertise au cours d'une audience qui\ns'est tenue le 9 octobre 2013 par-devant le Ministère public.\nL'expert a ajouté que lors des faits, l'alcool – avec son effet désinhibant – avait\ncertainement permis l'expression de la manifestation impulsive, à l'occasion de ce\nqu'il fallait appeler communément un \"pétage de plombs\", sur une certaine\nvulnérabilité que l'expertisé n'arrivait pas à expliquer. Il fallait un facteur de stress\nchronique, soit une répétition de situations stressantes, comme celle qui s'était\nprésentée en juillet 2012, pour qu'une telle réaction survînt chez l'expertisé et\nl'emportât dans son élan, comme dans un état second. L'anxiété généralisée et le\ntrouble explosif intermittent de l'expertisé étaient de nature à rendre compte de la\nmoindre résistance au stress de l'intéressé et du fait qu'il était plus sensible que tout\nun chacun dans les situations où il était mis sous pression. L'expertisé avait dû être\nsoumis à une situation extrême ou extraordinaire en terme de stress, s'exprimant\ncomme un stress chronique, intense et répété, de sorte qu'il n'y avait aucune\néchappatoire à ses yeux et qu'il n'avait pas vu d'issue, si ce n'est celle de se\ndébarrasser de ses deux \"contradicteurs\", soit de mettre fin à la situation qu'il\nvivait. En l'espèce, l'impulsivité avait dû se manifester chez l'expertisé 2 ou 3\nheures avant son passage à l'acte, soit au moment où il avait rempli la tasse de\nwhisky ou d'acide. Il n'y avait pas forcément de notion de rapidité dans\nl'impulsivité. En-dehors d'une telle situation, comme chez les personnes en proie à\nune anxiété généralisée, l'expertisé aurait eu tendance à éviter le conflit et anticiper\nles problèmes, raison pour laquelle le risque de récidive chez G______ était\nminime.\nL'expert a précisé que le suivi entrepris par G______ dès sa sortie de prison\ncorrespondait exactement au traitement qu'il avait préconisé. Ce type de traitement\npouvait durer quelques mois ou plusieurs années en fonction des capacités du\npatient à assimiler les compétences de gestion du stress et de ses émotions.\no.a. G______ a été mis en liberté le 20 novembre 2012 et diverses mesures de\nsubstitution à la détention ont été ordonnées, notamment celle de se soumettre à un\ntraitement psychothérapeutique ainsi qu'à une prise en charge par l'association\nVIRES, dont le contrôle a été confié au Service de probation et d'insertion (ci-après\n: SPI).\no.b. G______ a ainsi débuté un suivi psychothérapeutique sous la responsabilité du\nDr AA______à Onex, les soins – une séance tous les 15 jours – étant délégués à\nAB______, psychologue spécialisée en gestion des émotions, à compter de mars\n2013, laquelle a été entendue au Ministère public le 30 janvier 2014.\nIl était alors difficile de fixer un terme à cette prise en charge, dans laquelle\nG______ s'impliquait avec sérieux, étant motivé à progresser. L'intéressé avait\n\nP/10476/2012\n- 29 -\n\n"}