{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-12-19", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2116901?doc=", "Checksum": "af67ac7d81e4390120a8f376bb72a2ef"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10476-2012_2014-12-19.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2014/0001/JTCO_000165_2014_P_10476_2012.pdf", "Checksum": "ae1624fbb3c80823253478d238374312"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10476/2012"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.122 CP"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 01:08:00", "Checksum": "24e3fa01279a08323e76a34b18c5591d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 19.12.2014 P/10476/2012\nRegeste:\nCP.122 CP\n\ns'étaient déjà estompées, alors que d'autres s'estomperaient avec le temps. Les\nbrûlures de ce type au visage, cou et bras représentaient 9% de la surface corporelle\ntotale. Les brûlures aux cou et bras avaient nécessité un débridement, sans greffe.\nAu niveau de la jambe droite, qui présentait des brûlures du 3ème degré\ncorrespondant à 1% à 2% de la surface corporelle totale – 1% représentant la\nsurface totale de la paume d'une main –, le genou, le mollet et la cheville avaient dû\nêtre greffés et par deux fois, s'agissant des genou et mollet. Comme ces dernières\ngreffes présentaient des irrégularités et des dépressions, elles avaient été retouchées\nen juillet 2013 et ne pourraient plus être améliorées, de même que la différence de\ncouleur de peau.\nSur le plan chirurgical, compte tenu du status initial très inquiétant, le résultat\nobtenu pouvait être considéré comme satisfaisant, même si ce n'était pas le cas du\npoint de vue de la patiente, au vu des séquelles. B______ était encore très touchée\npar ses cicatrices, qui lui posaient problèmes dans ses relations à autrui. Elle ne\npouvait par ailleurs pas s'exposer au soleil pendant une année.\ni.e. X______, médecin généraliste traitant de B______ depuis le 10 juillet 2003, a\nété entendue par le Ministère public le 19 mars 2014.\nL'intéressée a expliqué avoir suivi sa patiente dès sa sortie d'hôpital. Au niveau du\ntraitement médicamenteux, rien ne lui avait été ajouté depuis lors. La morphine\nretard, qui lui avait été prescrite en raison de douleurs dues aux greffes, était\nactuellement en phase de sevrage. En raison d'un déficit enzymatique, il avait été\nhésité à mettre en place un traitement antidépresseur. B______ avait également dû\nconsulter un ophtalmologue pour ses problèmes d'acuité visuelle. La situation à ce\ntitre s'était améliorée; cependant, B______ restait en attente de lunettes pour\ncorriger une perte partielle de son champ visuel.\nLa Dresse X______ a précisé que sa patiente avait un problème d'entorse à la\ncheville droite consécutif à sa chute lors de son agression, bien que cet élément ne\nressortisse pas de la lettre de sortie des HUG. L'œdème que B______ présentait à la\njambe droite avait fait que l'entorse avait été négligée. Ce problème avait été repris\net traité en ambulatoire par physiothérapie et port d'une attelle. La patiente\nconservait des douleurs à la marche parce que les lésions en cause n'avaient pas été\nassez rapidement prises en charge. B______ souffrait également d'un trouble de\nl'audition, non investigué, pouvant être lié à un coup ou une chute. Sa patiente ne\ns'était jamais plainte de douleurs à la cheville ou de problèmes auditifs ou visuels\navant son agression.\nSur le plan psychologique, B______ bénéficiait d'un suivi mis en place à la suite de\nl'agression auprès d'un psychothérapeute. L'intéressée subissait un syndrome de\nstress post-traumatique, lequel engendrait angoisses et état dépressif. Avant\nl'agression, sa patiente avait une vie normale, partait en voyage et sortait. Même si\nB______ avait connu par périodes un état dépressif, un tel état n'était pas présent\ndans les mois qui avaient précédé l'agression. Les seules angoisses de l'intéressée\nétaient liées aux conflits rencontrés avec son fils alors en pleine adolescence.\nDepuis l'agression, B______ souffrait autant physiquement des greffes au niveau de\n\nP/10476/2012\n- 13 -\n\n"}