{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2017-09-05", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10368-2015_2017-09-05.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2124552?doc=", "Checksum": "32db255536b11f0b5c1ca69cfd88e88a"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10368-2015_2017-09-05.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2017/0001/JTCO_000105_2017_P_10368_2015.pdf", "Checksum": "46e78f8ceb77664d3c8795d5e35978de"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10368/2015"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.112 CP"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:42:16", "Checksum": "8865a2a99a8082925079675a7fa1e3c4", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015\nRegeste:\nCP.112 CP\n\npas insisté car elle voyait que cela ne changerait jamais. La façon qu'avait son oncle de\ngérer les finances et la complaisance de J______ à l'égard de son fils l'énervaient, mais\nelle était indépendante financièrement et projetait de quitter le domicile familial. Elle\nn'avait pas ressenti de rivalité entre son oncle et elle et ne savait pas s'il était jaloux de\nsa réussite. Il était vrai qu'elle ne l'avait pas laissé lire son mémoire de master et qu'il en\navait été agacé. Elle lui avait parlé de son premier entretien d'embauche et il avait été\ntrès content pour elle, mais il ne lui avait pas posé de questions par la suite. Il ne lui\navait jamais dit qu'il se sentait surveillé par la police. Il était un peu paranoïaque mais\négalement fier, comme si les autres personnes n'étaient « pas assez bien pour lui ».\nS'agissant de son état de santé, elle avait pu quitter l'hôpital pendant la journée à la fin\ndu mois de novembre 2015 et depuis la fin du mois de janvier 2016, elle était autorisée à\nen sortir tout le week-end. Elle avait subi une vingtaine d'opérations en l'espace de onze\nmois et d'autres étaient à venir. Elle avait besoin de temps pour se remettre de ces\nopérations qui la faisaient beaucoup souffrir. Les médecins ne pouvaient pas encore se\nprononcer sur son état de santé définitif, mais elle savait qu'elle avait définitivement\nperdu une partie de la mobilité de la main droite, avec laquelle elle ne pouvait porter\nque des objets légers. Elle avait également perdu la parfaite mobilité de la flexion de ses\njambes, ne pouvait pas marcher et n'avait plus de sensibilité dans le genou droit. Ses\npieds avaient été sérieusement endommagés et elle devait porter deux attelles. Elle\neffectuait deux séances de physiothérapie et une séance d'ergothérapie par jour et\nprenait des antidouleurs et des médicaments contre les douleurs nerveuses.\nPsychologiquement, le processus était long. Elle voyait une psychiatre une fois par\nsemaine depuis le mois d'août 2015. Elle était jeune et active et il lui était difficile de\ndevoir demander de l'aide pour les gestes quotidiens et de se sentir diminuée. Elle avait\nmalgré tout des projets et était soutenue par son petit-ami et par la famille de ce dernier.\ng.b. Interrogé sur les motifs de son acte, F______ a répondu qu'il n'était pas\nindifférent à la souffrance de sa nièce mais qu'il n'avait pas d'explication rationnelle et\nne savait pas pourquoi « cela » lui était arrivé. Il avait fait l'objet de pressions qu'il ne\npouvait toutefois pas lui imputer et n'avait pas agi de manière consciente.\nDéclarations des témoins\nh.a. J______ a déclaré à la police que le jour des faits, elle n'avait pas vu le tireur\nmais avait entendu des coups de feu à l'extérieur de l'appartement et trouvé A______ sur\nle seuil de la porte, en sang, laquelle avait fait un geste de la main pour lui indiquer une\ndirection « comme si une personne avait pris la fuite ». Elle avait vu la porte de\nl'ascenseur se refermer et son fils descendre les escaliers de l'immeuble en courant.\nSelon elle, il était parti à la recherche du tireur. Confrontée au fait que tout indiquait\nqu'il était l'auteur des tirs, elle a contesté cette hypothèse. Elle ne comprenait pas\npourquoi il aurait tiré sur sa nièce car il était trop fier pour « s'abaisser à ce genre de\nchoses » et ne perdait pas son sang-froid. Elle ignorait que son fils possédait un FASS\n90. Il n'était pas violent, ne s'était jamais disputé avec sa nièce et ne souffrait d'aucun\ndésordre psychologique.\nh.b. A la police, S______, l'ami intime de A______, a déclaré que cette dernière lui\nparlait peu de son oncle et qu'il avait l'impression qu'ils n'étaient pas très proches. Le\n\nP/10368/2015\n- 13 -\n\n"}