{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2017-09-05", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10368-2015_2017-09-05.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2124552?doc=", "Checksum": "32db255536b11f0b5c1ca69cfd88e88a"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10368-2015_2017-09-05.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2017/0001/JTCO_000105_2017_P_10368_2015.pdf", "Checksum": "46e78f8ceb77664d3c8795d5e35978de"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10368/2015"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.112 CP"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:42:16", "Checksum": "8865a2a99a8082925079675a7fa1e3c4", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015\nRegeste:\nCP.112 CP\n\nIl ignorait ce que cela lui aurait apporté de tuer sa nièce. Il ne lui avait pas parlé le jour\ndes faits, ne savait pas quel était son programme ni comment elle était habillée, et\nn'avait pas imaginé qu'elle pût être accompagnée au moment où elle rentrait.\nf.c. Par courrier du 10 juillet 2015 adressé au Ministère public, F______ est revenu\nsur ses précédentes déclarations. Il a expliqué s'être accusé à tort d'avoir voulu tuer sa\nnièce: il avait simplement fait une erreur de manipulation lors du contrôle de ses armes,\nmais la panique et le sentiment de culpabilité lui avaient fait dire que c'était un acte\nintentionnel.\nf.d. Lors des audiences suivantes, F______ a dit ne plus se souvenir de ses\nprécédentes déclarations ni du contenu de son courrier du 10 juillet 2015, qu'il avait\nrédigé alors qu'il n'avait pas toute sa capacité de discernement.\nS'agissant de la journée du 29 mai 2015, il a expliqué que c'était un jour comme les\nautres. Il s'était rendu au TPAE pour obtenir des informations sur son père biologique,\npuis à la Cour de justice, avant de rentrer chez lui.\nDans un premier temps, il a dit ne pas se souvenir de la suite de la journée. Il avait\ncontrôlé son arme mais ne se rappelait pas avoir mis les munitions dans le magasin ni\navoir tiré sur sa nièce, ni à combien de reprises il avait tiré ou s'il avait tiré en rafale. Il\nne savait même plus quelles manipulations effectuer pour armer le fusil. Il se souvenait\nuniquement « qu'il y a[vait] un problème ». Il ne comprenait pas pourquoi il aurait tiré\nvolontairement sur sa nièce car il n'avait aucune raison de lui en vouloir. Dans un\nsecond temps, il a indiqué ne pas se souvenir de la pièce dans laquelle il se trouvait au\nmoment des faits, mais il lui semblait avoir tiré debout, en tenant le fusil de la main\ndroite et en appuyant la crosse sur son épaule. Il ignorait combien de fois il avait appuyé\nsur la détente et ne se rappelait pas s'il avait vu A______ avant de tirer.\nIl avait utilisé son FASS 90 longtemps auparavant dans un stand de tir, au coup par\ncoup et jamais en rafale. Pour tirer en rafale, il fallait déplacer une plaquette de sécurité.\nIl ne savait pas sur quelle position se trouvait le sélecteur de tir lorsqu'il rangeait son\nFASS 90 et ignorait à quel moment il l'avait placé sur la position de tir en rafale. Il\nl'avait acquis par intérêt de collectionneur et ne l'avait pas utilisé depuis au minimum\ndix ans, mais il le contrôlait environ une fois par année. Il ne savait pas pourquoi il avait\nutilisé le FASS 90 plutôt que le FASS 57 le jour des faits. Confronté au fait que le\nFASS 57 avait également été retrouvé en position de tir en rafale, il a expliqué que la\nplaquette avait dû bouger lors du nettoyage. Lorsqu'il allait tirer, il mettait toujours la\nplaquette du côté blanc.\nInterrogé à propos de R______, il a déclaré que lorsqu'il l'avait rencontrée, elle\ntravaillait avec des détenus dangereux. Les appels téléphoniques anonymes dont il avait\nfait l'objet devaient avoir un lien avec elle car elle était la seule personne extérieure à\nconnaître son numéro de téléphone. Il ne l'avait jamais recontactée après cette période.\nEn 2005 ou 2006, une personne en charge de sa postulation au SPI s'était montrée\nagressive avec lui et les appels anonymes avaient recommencé, de sorte qu'il avait pensé\nque R______ était derrière tout cela. En 2008, alors qu'il travaillait au Tribunal tutélaire,\nil avait été harcelé par un collègue et avait démissionné car le milieu était « hostile ». A\n\nP/10368/2015\n- 11 -\n\n"}