{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2017-09-05", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10368-2015_2017-09-05.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/2124552?doc=", "Checksum": "32db255536b11f0b5c1ca69cfd88e88a"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10368-2015_2017-09-05.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2017/0001/JTCO_000105_2017_P_10368_2015.pdf", "Checksum": "46e78f8ceb77664d3c8795d5e35978de"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10368/2015"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.112 CP"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "09.01.2026 00:42:16", "Checksum": "8865a2a99a8082925079675a7fa1e3c4", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 05.09.2017 P/10368/2015\nRegeste:\nCP.112 CP\n\npas encore ouverte. A ce moment, elle avait eu l'impression que la porte explosait. Elle\nse rappelait s'être retrouvée par terre et avoir vu beaucoup de sang. Elle avait entendu sa\ngrand-mère hurler et avait vu son oncle l'enjamber et descendre les escaliers.\nElle ne comprenait pas pourquoi il s'en était pris à elle car il n'avait jamais montré le\nmoindre signe de ressentiment et il n'avait rien à lui reprocher. Ils avaient quelques\ndésaccords mais il n'y avait jamais ni dispute, ni éclats de voix.\nd. Par courrier du 8 juin 2015, la régie C______ a porté plainte contre inconnu pour\ndommages à la propriété au nom de B______, propriétaire de l'immeuble sis 2______,\navenue I______.\ne. Le 10 mai 2016, D______ SA a indiqué se constituer partie civile dans la\nprocédure pénale, dans la mesure où, en sa qualité d'assureur accident de A______, elle\nlui avait versé des prestations à hauteur de CHF 58'944.35, montant dont elle réclamait\nle remboursement à F______ avec intérêts à 5% dès le 3 mai 2016, date du dernier\npaiement.\nDéclarations du prévenu\nf.a. Entendu par la police immédiatement après les faits, F______ a déclaré que le\nmatin du 29 mai 2015, il s'était rendu au greffe du Tribunal de protection de l'adulte et\nde l'enfant (ci-après: TPAE) puis au greffe de la Cour de justice pour se renseigner sur\ndes procédures le concernant. Il avait croisé un homme portant un pantalon de couleur\nvert clair et des lunettes de soleil. Cela l'avait « fait basculer ». Il était rentré chez lui,\navait sorti ses armes, les avait montées et démontées puis chargées. A 11h46, heure\nindiquée par son réveil, il avait dit à voix haute qu'il allait tuer sa nièce. Il se trouvait\nalors seul dans sa chambre et avait espéré que la police intervienne. Il avait attendu\nl'arrivée de A______ assis sur son lit avec son FASS 90, en face de la porte de sa\nchambre, légèrement en diagonale de la porte d'entrée de l'appartement. Durant ce laps\nde temps, il avait pensé à se suicider. Au moment où A______ était entrée, il l'avait vue,\navait visé et tiré. Les coups étaient partis et elle s'était écroulée. Il lui semblait avoir tiré\ndebout. Il ne se souvenait pas du contenu du chargeur ni du nombre de rafales mais\n« tout était parti ». Il avait ensuite posé son arme et s'était rendu à la police. Il ne se\nrappelait pas s'il était passé à côté de A______ ou s'il l'avait enjambée. En descendant\nles escaliers, il avait dit à une femme qu'il venait de tuer sa nièce.\nLa munition se trouvait avec les culasses dans un coffret, en haut d'une armoire dans sa\nchambre. Les deux fusils avaient été acquis à titre privé, au moyen de permis, et il avait\ncollectionné des chargeurs. Les deux fusils étaient totalement débloqués et pouvaient\ntirer en mode automatique. Il croyait se souvenir que lorsqu'il avait monté le FASS 90,\nle chargeur était vide. Il n'avait pas tiré depuis plusieurs années et ne savait plus très\nbien se servir de ses armes.\nInterrogé sur les raisons de son acte, F______ a expliqué qu'en 1992, il avait rencontré\nune criminologue, R______, avec qui il était sorti quelques fois. Un jour, il lui avait\ntéléphoné sur son lieu de travail, ce qui avait fortement déplu à l'intéressée. Suite à cet\névénement, il avait été harcelé par téléphone pendant un an. En 2006, il avait postulé\npour un emploi au sein du Service de probation et d'insertion (ci-après: SPI), sans\n\nP/10368/2015\n-9-\n\n"}