En l'espèce, la faute du prévenu n'est pas négligeable. Il a vendu de la cocaïne à une reprise au mépris de la santé des consommateurs et n'a pas hésité à pénétrer et séjourner en Suisse malgré l'interdiction dont il savait faire l'objet. Le prévenu a agi au mépris de la législation en vigueur et des décisions prononcées à son encontre, par convenance personnelle et par appât du gain s'agissant de la vente de drogue. Sa collaboration a été plutôt bonne, le prévenu ayant admis les faits. Sa situation personnelle, certes précaire, ne justifie pas ses agissements. P/10335/2021 -8-