{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2023-05-03", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10168-2020_2023-05-03.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/3261468?doc=", "Checksum": "9df4233756c35c3b8cd8a90bbc5a9b30"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10168-2020_2023-05-03.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2023/0004/JTDP_000498_2023_P_10168_2020.pdf", "Checksum": "20ef8ea7e16e94b9b3d7a41c94da690b"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["P/10168/2020"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 03.05.2023 P/10168/2020"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 03.05.2023 P/10168/2020"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 03.05.2023 P/10168/2020"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.177; CP.126"}], "ScrapyJob": "446973/35/2232", "Zeit UTC": "08.01.2026 22:56:37", "Checksum": "4a88520063c73315645e9ce0f99eba66", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 03.05.2023 P/10168/2020\nRegeste:\nCP.177; CP.126\n\net elle m'a dit sale merde\" et \"aujourd'hui elle m'a tapé très fort dans le dos. J'ai\npleuré\". Convoquée le lendemain, X______ avait contesté ces accusations et avait\nblâmé C______ d'avoir tout manipulé.\n\nCompte tenu de ce qui précède, une clause péril a été prononcée le 7 mai 2020. Le droit\nde garde sur A______ a été retiré à X______ et l'enfant a été placée chez son père.\n\nc.a. Le 2 juin 2020, A______ a été entendue par la police selon le protocole EVIG. Elle\na déclaré en substance que dès qu'elle avait eu quatre ou cinq ans, sa mère la frappait, à\nplusieurs reprises, sur le haut de ses bras, sur les fesses, dans le dos ainsi que sur sa\nmain, laquelle était par la suite rouge, mais jamais sur le visage. Cela faisait du bruit et\n\"très mal\", ce qui la faisait pleurer. X______ lui disait également à plusieurs reprises\ndes \"gros mots\" et lui faisait des doigts d'honneur, ce qui la rendait triste. Questionnée\nsur la teneur des injures, A______ a prononcé à l'Inspectrice divers \"vilains mots\" en\nbrésilien, car elle ne savait pas comment les dire en français. Enfin, elle entendait\nbeaucoup de bruits durant la nuit et sa mère la réveillait tout le temps aux alentours de\nminuit. De manière générale, elle n'avait pas le droit de changer ses habits, de se couper\nles cheveux, de prendre des bains. Sa mère lui disait que si elle était méchante, elle irait\nen foyer, ce qui la mettait en colère. Elle ne pouvait cependant pas rester longtemps\nfâchée, sinon sa mère la tapait.\n\nA une occasion, sa mère avait mis un \"habit horrible\", soit une sorte de robe, avec\nplusieurs trous, à travers lequel sa poitrine, son ventre, ses jambes et ses fesses étaient\nvisibles. A______ a dessiné la tenue de sa mère, le dessin ayant été versé à la procédure.\n\nc.b. Par courrier du 3 septembre 2020, Me Céline LELLOUCH GEGA, curatrice de\nA______ dans la présente procédure pénale, a indiqué au Ministère public que la\nmineure confirmait les déclarations faites à la police et, partant, déposait plainte pénale\npour les faits dénoncés.\n\nd. Lors de son audition à la police le 3 juin 2020, C______ a indiqué être marié avec\nX______ depuis 2011. Lorsque cette dernière n'était pas contente, elle criait et insultait\nbeaucoup. X______ pouvait s'énerver rapidement et était parfois violente, soit envers\nA______ soit envers lui. En particulier, elle frappait A______ sur le bras ou sur les\nfesses. Etant précisé que cette dernière n'avait jamais dû aller à l'hôpital à cause de ces\nmaltraitances. Interrogé sur la tenue dévêtue de X______, C______ a remis à la police\nla photo en question, laquelle a été versée à la procédure. X______ avait en effet\ndemandé à sa fille de la prendre en photo ainsi, mais il ne savait pas pourquoi.\n\ne. Entendue à la police le 4 juin 2020, X______ a contesté les faits. Elle a indiqué que la\ndénonciation du SPMi du 8 mai 2020 était mensongère et que A______ était manipulée\npar son père, lequel demandait à sa fille de mentir. C______ manipulait par ailleurs tout\nle monde, en disant qu'elle maltraitait A______. En réalité, son mari l'avait frappée à\nplusieurs reprises et elle s'était défendue.\n\nP/10168/2020\n-5-\n\nElle n'avait jamais tapé sa fille. Elle ne lui avait pas non plus fait de doigt d'honneur ni\nne l'avait traitée de \"sale pute\" ou lui avait dit \"ferme ta gueule\". Elle avait\neffectivement demandé à A______ de la prendre en photo alors qu'elle était dévêtue, car\nelle souhaitait se rappeler de son apparence lorsqu'elle sera plus âgée. Elle ne pensait\npas que cela était grave. Pour le surplus, elle ne laissait jamais sa fille seule. Une femme\ns'occupait de A______ quand elle travaillait et une autre dame venait la chercher pour la\ndéposer dans le bus qui l'amenait à l'école.\n\nf. Devant le Ministère public, en date du 1er mars 2021, X______ a confirmé ses\ndéclarations à la police. Elle a indiqué pour le surplus que ces accusations étaient des\nmensonges, y compris la lettre anonyme de juillet 2015. Elle ne comprenait pas\npourquoi la garde de sa fille lui avait été retirée. Elles avaient une très bonne relation.\n\nC______ avait manipulé A______. Elle n'avait jamais dit de gros mots, en particulier\n\"cacete\". Confrontée au fait que Me Céline LELLOUCH GEGA a indiqué que\nA______ lui avait fait part que sa mère la traitait de \"cacete\", X______ a contesté, en\nindiquant qu'elle n'avait jamais utilisé ce terme. Elle ne s'énervait jamais et avait\ntoujours eu de la patience avec sa fille. Lorsqu'elle n'était pas présente, une fille au pair\ns'occupait de son enfant. A une reprise, C______ l'avait frappée à la tête et A______\nétait présente. Le précité l'injuriait, notamment de \"pute\", devant leur fille.\n\ng. C______ a, devant le Ministère public en date du 6 mai 2021, confirmé ses\ndéclarations à la police. Il a ajouté que A______ allait \"beaucoup mieux\" depuis un an.\n\nS'agissant des faits, il a déclaré que X______ se réveillait vers 6h00 du matin et faisait\nbeaucoup de bruit. Par ailleurs, parfois, aux alentours de minuit ou 1h00 du matin, \"elle\nétait perturbée dans sa tête\". A______ était arrivée à un point où elle n'en pouvait plus,\ncar sa mère lui interdisait de jouer avec des amis. Il n'avait jamais assisté à des scènes\nde violence entre X______ et sa fille, mais cette dernière lui en avait parlé, soit en\nparticulier qu'elle avait été frappée aux bras et aux fesses. Il avait toutefois des vidéos,\nqu'il avait montrées au SPMi. Il n'avait jamais constaté de marque ou d'hématome sur le\ncorps de A______. Sa fille ainsi que lui-même se faisaient injurier de \"fils de pute\" par\nX______. A______ avait été témoin de violence de couple. En effet, X______ l'avait\nfrappé et il l'avait poussée. A______ s'enfermait à clef dans sa chambre, car elle ne\npouvait plus supporter la violence et les cris.\n\n"}