{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2026-01-19", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10048-2021_2026-01-19.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/3456343?doc=", "Checksum": "05949a03070f08069624caa7dfbe9827"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10048-2021_2026-01-19.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2026/0000/JTDP_000070_2026_P_10048_2021.pdf", "Checksum": "7f9a8f86037e01cd81ff2690dc1fd26c"}, "Scrapedate": "2026-04-09", "Num": ["P/10048/2021"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.190; CP.186"}], "ScrapyJob": "446973/35/2326", "Zeit UTC": "09.04.2026 01:54:10", "Checksum": "7a51a1a4a45fdcad751a9f78ff694509", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021\nRegeste:\nCP.190; CP.186\n\nà sa famille et qu'on ne la croirait pas, sentiment souvent partagé par les victimes de\nviolences sexuelles. Après avoir été contactée par le prévenu plusieurs mois après les\nfaits, elle l'a immédiatement confronté à ses agissements et a expliqué qu'elle s'est sentie\ntrès mal de devoir se remémorer ces faits, notamment face à l'attitude désinvolte du\nprévenu. Ces nouveaux éléments l'ont poussé à se confier à une proche confidente, soit\nson amie I______. A ce sujet, les messages vocaux envoyés à cette dernière renforcent\nencore la crédibilité de la plaignante, dès lors qu'ils corroborent sa version des faits,\nqu'elle exprime ses craintes d’aller porter plainte, notamment en raison de son manque de\npreuve matériel. Le discours semble au demeurant spontané et, dans ce message, celle-ci\nest modérée dans ses propos et n'accable pas inutilement le prévenu.\nSi les messages envoyés postérieurement au prévenu peuvent néanmoins interpeller, ils\ns'inscrivent dans les explications de la plaignante, qui, faute de preuve matérielle, a tenté\nd'en savoir plus sur l'identité du prévenu et espéré collecter des preuves qui la rendrait\nplus crédible aux yeux de la justice. A ce sujet, la capture d'écran envoyée à I______ sur\nlaquelle on peut observer qu'une demande d'amitié a été envoyé à D______, laquelle n'a\npas été acceptée, démontre que celle-ci lui a fait une demande d'amitié sur les réseaux\nsociaux, à tout le moins sur Facebook, après que celui-ci l'ait contacté par WhatsApp,\nrenforçant aussi sa crédibilité, au préjudice du prévenu. Les déclarations de la plaignante\nsont aussi corroborées par les messages envoyés à I______ les 13 et 15 avril 2021, dans\nlesquels elle indique être à la recherche d'informations et se renseigne si elle peut\nenregistrer une conversation, dans le but de collecter des preuves.\nSes déclarations sont également renforcées par les messages audios qu'elle a envoyés, le\n13 avril 2021, à D______, dans lesquels elle le confronte immédiatement aux faits qu’elle\nlui reproche, indiquant qu'il avait été odieux, l'avait pelotée et \"fait des trucs\" qu'elle ne\nvoulait pas.\nLe Tribunal relève que, selon les connaissances scientifiques, il n'est pas rare que les\nvictimes d'infractions sexuelles se retrouvent après ce type d'évènement en état de choc,\nque des distorsions du souvenir ou des trous de mémoire se produisent, que les victimes\nfinissent par parler plus tard, soit après des jours, des mois voire des années, tout en ne\nmontrant que peu de réactions observables de l'extérieur. Ce mécanisme est compatible\navec les déclarations de la plaignante, qui a expliqué que la séquence après avoir été\nplaquée contre le frigo était floue dans sa mémoire et qu'elle avait la sensation que son\ncerveau avait effacé cette partie, dès lors qu'elle conservait des souvenirs précis du reste\nde la soirée, mais aussi qu'elle se trouvait dans un état de choc, qu'elle avait procédé\nmachinalement s'agissant de placer un drap sur le matelas et qu'elle n'avait pas réagi lors\nde la pénétration et était restée passive.\nSes déclarations sont d'autant plus crédibles, dès lors qu'elle a expliqué avoir ensuite tout\nfait pour que le prévenu quitte son appartement le plus vite possible. Bien que le fait\nqu'elle l'ai raccompagné à l'arrêt de bus puisse interpeller, celle-ci est crédible lorsqu'elle\nindique avoir agi machinalement et pour s’assurer qu’il était bien parti.\nDe surcroît, le Tribunal ne voit pas quel bénéfice secondaire la plaignante tirerait de\nfausses accusations à l’encontre du prévenu. Les déclarations de ce dernier à ce sujet, à\n\nP/10048/2021\n- 47 -\n\n"}