{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2026-01-19", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10048-2021_2026-01-19.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/3456343?doc=", "Checksum": "05949a03070f08069624caa7dfbe9827"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10048-2021_2026-01-19.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2026/0000/JTDP_000070_2026_P_10048_2021.pdf", "Checksum": "7f9a8f86037e01cd81ff2690dc1fd26c"}, "Scrapedate": "2026-04-09", "Num": ["P/10048/2021"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.190; CP.186"}], "ScrapyJob": "446973/35/2326", "Zeit UTC": "09.04.2026 01:54:10", "Checksum": "7a51a1a4a45fdcad751a9f78ff694509", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021\nRegeste:\nCP.190; CP.186\n\net lui avait demandé s'il se rendait compte que ce qu'il avait fait s'appelait un viol. Elle\nconsidérait que c'était de la manipulation psychologique que d'essayer de remettre la faute\nsur elle. Au début, elle n'avait pas eu envie de déposer plainte pénale, de peur que sa vie\nse brise en morceaux. Elle ne voulait pas que sa famille soit au courant et elle s'était dit\nqu'il était mieux de tout oublier, ne voulant pas être une victime de viol toute sa vie.\nActuellement, elle avait beaucoup de difficultés à fonctionner et son entourage se faisait\nbeaucoup de soucis. Au début, elle avait commencé à un suivi auprès de S______, dans\nle cadre d’une thérapie EMDR, ainsi qu'un traitement médicamenteux. Toutefois, son\nstress post-traumatique lui était invivable. Depuis le 21 novembre 2022, elle était suivie\npar le Dr AF_____, à raison d'une à deux sessions par mois, ou plus, selon ses besoins.\nElle avait pris jusqu'en février 2024 du Deroxat. Il avait été question qu'elle reprenne ce\ntraitement, toutefois, il était actuellement trop lourd pour son corps. Elle prenait toujours\ndes Exitalopram, médicament antidépresseur et anxiolytique mieux toléré. Elle ne pouvait\npas dire ce qui l'avait le plus brisé, à savoir le viol qu'elle avait subi ou la présente\nprocédure pénale. Elle avait des idées suicidaires et souffrait d'une dépression sévère. Elle\nfaisait de son mieux pour avancer, même s'il lui arrivait de rester dans son lit, sans se\ndoucher et se laissant dépérir. Avec la procédure, elle avait dû revivre son viol. Elle vivait\ndans l'hypervigilance et avait perdu quasiment tout son cercle social. Elle éprouvait de\nl'anxiété à devoir parler à un homme et elle avait du mal à s'intégrer, ayant également des\ndifficultés à se concentrer, faisant des insomnies et des cauchemars. Sa dernière victoire\nétait d'avoir réussi à retourner à la salle de sport la journée. Elle avait peur d'être intime\nou d'avoir des relations sexuelles, éprouvant du dégoût et de la panique lorsque quelqu'un\nétait trop proche d'elle. Elle se sentait souillée et sale. Elle a précisé que, lors de son\naudition à la police, lorsqu'elle avait déclaré que cette affaire était une épine dans son\npied, elle avait à cette période déployée un effort colossal pour se convaincre que cela\nn'était rien, toutefois elle s'était rendu compte qu'elle était dans le déni complet et que son\norgueil l'avait poussée à essayer d'être une femme forte qui ne pleure pas. A cette période,\nelle n'arrivait pas à admettre qu'elle n'allait pas bien.\nd.a. Entendue en qualité de témoin, E______, épouse de D______, a expliqué avoir\nrencontré ce dernier fin juin 2022. Elle l'avait abordé car elle avait prévu un voyage au\nN______ et ils avaient sympathisé. Elle l'avait ensuite recontacté à son retour de voyage\net ils avaient entamé une relation. Elle a confirmé les termes de son courrier du 20 mars\n2023. Elle ne se souvenait plus si elle avait ce courrier de sa propre initiative ou sur\ndemande du conseil de D______. Toutefois elle se rappelait que chaque terme et mot\nutilisés étaient de sa propre conviction. Il lui avait dès le début fait part de la procédure\nen cours, pour être le plus transparent, et elle avait voulu le soutenir. Pour sa part, elle\nn'avait jamais directement parlé à l'avocat de son époux. Elle n'avait jamais vu D______\nêtre agressif avec une autre femme. Elle le considérait comme un homme jovial qui avait\nle sourire. Il s'entendait très bien avec sa famille à elle et était bien intégré, que ce soit\ndans sa vie privée ou professionnelle. Avec elle, il était plein d'amour et d'affection.\nDepuis la naissance de leur enfant, leur relation avait évolué. En effet, ses exigences\navaient largement augmenté et ils se disputaient parfois au sujet du ménage mais il était\ntrès présent et s'occupait beaucoup de leur fils.\n\nP/10048/2021\n- 39 -\n\n"}