{"Signatur": "GE_TP_001", "Spider": "GE_Gerichte", "Sprache": "fr", "Datum": "2026-01-19", "HTML": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10048-2021_2026-01-19.html", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/show/3456343?doc=", "Checksum": "05949a03070f08069624caa7dfbe9827"}, "PDF": {"Datei": "GE_Gerichte/GE_TP_001_P-10048-2021_2026-01-19.pdf", "URL": "https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/jtp/file/2026/0000/JTDP_000070_2026_P_10048_2021.pdf", "Checksum": "7f9a8f86037e01cd81ff2690dc1fd26c"}, "Scrapedate": "2026-04-09", "Num": ["P/10048/2021"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Genf Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Genève Tribunal pénal "}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Ginevra Tribunal pénal "}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "CP.190; CP.186"}], "ScrapyJob": "446973/35/2326", "Zeit UTC": "09.04.2026 01:54:10", "Checksum": "7a51a1a4a45fdcad751a9f78ff694509", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Genève Tribunal pénal 19.01.2026 P/10048/2021\nRegeste:\nCP.190; CP.186\n\nlui avait demandé plusieurs fois de partir et il l'avait accusé de l'avoir utilisé juste pour\n\"baiser\". Elle lui avait proposé de prendre un bus et l'avait accompagné jusqu'à l'arrêt de\nbus, tout en ne pensant à rien et souhaitant juste le voir partir pour se retrouver seule. Il\navait pris le bus numéro 19 et avait croisé une femme, âgée d'une trentaine d'année et de\nla même ethnie que lui, qu'il connaissait dans le bus. Il avait essayé de l'embrasser et elle\ns'était forcée à se laisser faire car elle était en état de choc. Une fois parti, elle était rentrée\nchez elle et avait pleuré. Elle n'avait pas été examinée par un médecin après ce rapport.\nLe lendemain, elle avait signalé son profil sur Tinder, avait bloqué son numéro et avait\neffacé toute leur conversation électronique. Elle n'avait pas voulu en parler et avait voulu\nenterrer la situation, dès lors qu'elle avait l'impression que personne ne la comprendrait,\nmême pas son père ni son frère. Le jour de son anniversaire, soit le 13 avril 2021, peu\naprès minuit, elle avait reçu un appel d'un numéro inconnu sur WhatsApp, soit le\n+411______, et avait décroché. C'était l'homme précité, lequel lui avait proposé qu’ils se\nrevoient et demandé de lui donner une seconde chance. Il lui avait aussi proposé d'être\nexclusifs, qu'elle arrête de voir d'autres hommes et de se pacser avec lui. Sur la défensive,\nelle l'avait confronté à ce qu’il s'était passé. Il lui avait alors répondu qu'il n'avait pas\ncompris les choses de la même manière et que, selon lui, lorsqu'une femme disait \"non\",\nelle voulait en fait dire \"oui\". Durant cet appel, il avait clairement reconnu ce qu'il avait\nfait et qu'il était \"défoncé\" mais il ne s'était pas excusé. Elle avait eu le sentiment qu'il\nn'en avait \"rien à foutre\" et qu'il minimisait sa réaction. Elle lui avait répondu qu'elle avait\nassez souffert dans sa vie. Face à ses aveux, elle avait envisagé d'enregistrer la\nconversation mais elle savait que cela était illégal. Sur le moment, elle avait pensé que ce\nserait bien de le revoir pour un café, afin de discuter calmement. Toutefois, elle avait\nchangé d'avis et ne l'avait finalement plus jamais revu. Il l'avait relancé mais elle ressentait\ndu dégoût lorsqu'elle lui parlait, notamment parce qu'il reconnaissait ce qu'il avait fait\nsans toutefois réaliser l'impact que ses agissements avaient eu et tout en reportant la faute\nsur elle. Elle n'avait pas eu l'impression que cela le perturbait et avait réalisé qu'il n'avait\naucun respect pour les autres. Il lui avait d'ailleurs demandé, lors de son appel du 13 avril\n2021, si elle avait ressenti du plaisir lors de leur rapport, alors qu'il l'avait agressée. Face\nà son attitude, qu'elle estimait être du \"gaslighting\", soit une sorte de manipulation\npsychologique pratiquée par les narcissiques et les manipulateurs, elle s'était sentie très\nmal. Elle avait alors gardé son numéro et enregistré une photographie de lui afin de\npouvoir déposer plainte et transmettre les informations nécessaires. Elle s'était décidée à\ndéposer plainte en voyant comme il considérait les femmes et qu'il n'avait pas l'air d'avoir\nconscience que \"non c'est non\". Elle voulait éviter qu'il agisse ainsi à l'encontre d'une\nautre femme. Elle a indiqué qu'elle ne le détestait pas, toutefois, elle souhaitait qu'il\nprenne conscience de ce qu'il lui avait fait. Cet appel avait tout fait remonter à la surface\nalors qu'elle essayait d'oublier et elle s'était rendu compte qu'elle n'arriverait pas à oublier\nce qui s'était passé.\nLe jour de son anniversaire, elle s'était confiée à une amie, I______, qui était étudiante à\n______[France], par le biais de Facebook. Elles avaient discuté en s'envoyant des\nmessages audios, dès lors qu'il était compliqué pour elle de lui expliquer ce qu’il s’était\npassé par messages écrits. Deux ou trois jours plus tard, elle s'était également confiée à\n\nP/10048/2021\n-7-\n\n"}