La décision du 19 juin déployait des effets rétroactifs. Or, le droit suisse connaissait le principe de l’interdiction de la rétroactivité et ledit prononcé ne citait aucun motif permettant de déroger à ce principe. Depuis sa constitution, la fondation avait reçu des dons importants sans pouvoir craindre que son statut serait remis en cause. Elle était dès lors exposée à devoir faire face à des impôts extrêmement importants, qui pourraient remettre en cause son existence même. Dès lors, si par impossible, le tribunal retenait que les conditions de l’exonération n’étaient pas remplies, il devrait limiter les effets de sa révocation au 20 juin 2023.