L'OCPM avait fait abstraction des complexités de sa situation, soit le fait qu'elle était une femme, migrante, indigente, sans statut légal et victime de violences. Or c'était à ce titre qu'elle s'était adressée aux autorités cantonales, pour que sa qualité de victime soit constatée, que les auteurs soient sanctionnés, qu'une réparation pour les dommages subis lui soit octroyée et que la garantie de non-répétition lui soit offerte. Son statut était interprété de manière arbitraire par les autorités genevoises, puisqu’il constituait un obstacle à l’accès à la justice.