En ignorant le courrier des experts de l'ONU, l'OCPM n'avait pas apprécié les faits dans leur ensemble, et ce faisant, n'appréciait de toute évidence pas la singularité de la situation dans laquelle elle se trouvait, de sorte qu'il était arrivé à une conclusion erronée. L'OCPM s'était reposé sur les conclusions inexactes de la Conseillère d'État. Pourtant, elle présentait de multiples vulnérabilités en raison de son statut de femme, migrante, en situation d'irrégularité, de précarité financière, ne parlant pas le français, et victime de violences, souffrant de ce fait d'un traumatisme durable. L'OCPM avait ignoré sa volonté de participer activement à la procédure pénale la concernant.