La procédure pénale intentée contre elle, qui avait abouti à renseigner l’OCPM sur sa situation administrative, résultait de son choix de dénoncer les infractions dont elle avait été victime et de solliciter l’aide des autorités. La position adoptée par la Police, consistant à poursuivre une victime d’agression pour séjour illégal, ainsi que le renvoi prononcé par l’OCPM, enfreignaient plusieurs droits fondamentaux à savoir : le droit de toute victime d’accéder à la justice, l’obligation incombant aux autorités de lui permettre de dénoncer les actes de violence et l’interdiction des pratiques discriminatoires.