Elles n’étaient pas handicapées ni ne souffraient d’une maladie grave nécessitant la présence permanente de leur mère à leurs côtés. Le Tribunal fédéral avait d’ailleurs retenu, dans le cas d’un jeune adulte ayant toujours vécu aux côtés de sa mère qui l’avait élevé seule, qu’un tel lien était certes de nature à accroître le sentiment d'attachement et à rendre la séparation plus difficile, mais qu’il ne suffisait pas à créer une relation de dépendance, telle qu’exigée par la jurisprudence.