Par acte du 22 mars 2021, déposé au Tribunal administratif de première instance (ci-après : le tribunal) le même jour, Mme A______, agissant sous la plume d’un conseil, a demandé la prolongation de la mesure d'éloignement pour une durée supplémentaire de trente jours, en expliquant en substance qu'elle craignait d’être à nouveau victime de violences, menaces ou injures de la part de son époux, lequel l’avait déjà frappée à plusieurs reprises par le passé, notamment sous l'influence de l'alcool. Elle souhaitait pouvoir mettre en place la séparation dans le calme et entendait déposer ces prochains jours une requête en mesures protectrices