En effet, du fait de la durée de son séjour en Suisse, elle n'avait pas créé avec ce pays des attaches à ce point profondes et durables qu'elle ne puisse raisonnablement plus envisager un retour dans son pays d'origine. Elle n'avait pas non plus acquis des connaissances professionnelles ou des qualifications spécifiques telles qu'elle ne pourrait plus les mettre en pratique en cas de retour en Côte d'Ivoire. Concernant son état de santé, il ressortait de son évaluation psychiatrique figurant au dossier qu'elle ne souffrait d'aucun trouble psychique ni psychiatrique et son évaluation neurologique également au dossier était décrite comme normale.