de sa vie dans son pays d'origine, années qui apparaissaient comme essentielles pour la formation de la personnalité et, partant, pour l'intégration sociale et culturelle. Par ailleurs, elle ne pouvait se prévaloir d'une intégration professionnelle ou sociale particulièrement marquée au point de devoir admettre qu'elle ne pouvait plus quitter la Suisse sans devoir être confrontée à des obstacles insurmontables. En effet, du fait de la durée de son séjour en Suisse, elle n'avait pas créé avec ce pays des attaches à ce point profondes et durables qu'elle ne puisse raisonnablement plus envisager un retour dans son pays d'origine.