impliquent que la mère du recourant (le prêteur) transmette la propriété de cet argent à son fils (l’emprunteur). Or, si le compte-joint lui appartenait effectivement aussi d’un point de vue économique, et non uniquement selon les normes du droit civil, l’argent prêté serait demeuré sur l’un de ses comptes et elle n’en aurait de facto pas perdu la propriété en faveur de son fils. Il n’y aurait alors pas eu, par définition, de prêt de consommation. Accepter l’existence d’un tel prêt implique nécessairement de retenir que les avoirs déposés sur le compte-joint en cause n’appartenaient qu’au recourant.