Le prêt à usage se distingue du prêt de consommation par le fait que l’emprunteur doit restituer à l’autre partie la même chose et non une chose semblable, ce qui exclut donc la monnaie scripturale, et que l’emprunteur ne devient que possesseur de la chose remise, tandis qu’il en devient propriétaire dans le cadre du prêt de consommation. Dans une moindre mesure, la gratuité peut aussi différencier ces deux contrats lorsque le prêt de consommation fait l’objet d’une rémunération sous la forme d’un intérêt (Christian BOVET/Alexandra RICHA, in Luc THEVENOZ/Franz. WERRO, Code des obligations I - Art. 1-529 CO - Commentaire, 2012, p. 1936 n. 9 ;