Un écart des suffrages s’inscrivant dans une étroite marge d’erreur, s’avérant ordinaire en matière de dépouillement, autorise à présumer que l’issue du scrutin pourrait être différente en cas de nouveau dépouillement, si bien que l’électeur dispose d’un droit à un second dépouillement en cas de résultat très serré. L’assimilation d’une telle situation à une irrégularité affectant la validité du résultat n’est admissible que pour le premier dépouillement, mais pas pour le second, censé effectué dans des conditions offrant suffisamment de garanties de justesse (ATF 136 II 132 consid. 2.4.3